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Alcool : prise de conscience

Il peut s’écouler un temps variable entre le moment du doute et celui de la certitude. D’une petite demi-heure à vingt ans, et même plus dans certains cas. Tout dépend de la connaissance que l’on peut déjà avoir du problème, pour l’avoir rencontré chez d’autres personnes, ou du type d’alcoolisme du malade. Nous l’avons vu, certains ne s’affichent jamais ou presque en état d’ébriété, ou sont à peu près « vivable » pour les proches.

Cette prise de conscience, elle se situe à deux niveaux : au vôtre, c’est-à-dire à vous qui constatez l’alcoolisation de celui (ou celle) avec qui vous vivez, et au sien. L’une peut précéder l’autre, ou elles peuvent se faire simultanément.

Pour ce qui vous concerne, la prise de conscience s’effectue par la reconnaissance des symptôme évoqués au chapitre précédent, mais elle devient surtout évidente au moment où vous l’alcool pour vivre, mais qu’il le fera mourir. Celui là n’aura généralement pas trop de difficultés pour admettre son problème.

 Soit cette personne met en avant les causes de son mal (dépression, inaptitude à vivre parmi les autres, etc.), sans réaliser que l’alcool est en partie responsable de ce mal, ou peut être simplement nie t il l’évidence, la refoule t il, comme disent les psychiatres, c’est à dire la tient il enfouie à l’extrême fond de lui même. Ce type de maladelà aura beaucoup de mal à s’accepter comme alcoolique et préférera canaliser son angoisse à l’aide de tranquillisants, d’anti dépresseurs, de somnifères, etc. Pour peu qu’il boive « sur » ces médicaments, ce qui est souvent le cas, il se trouvera dans un état explosif, ses nerfs à vif, comme des fils à haute tension, de plus en plus mal dans sa peau, et ses difficultés pour se tirer d’affaire seront terribles.

Soit, enfin, ce malade n’imagine pas une seule seconde qu’il est alcoolique, il me sa dépendance en toute bonne foi si on la lui fait remarquer, et peut même se fâcher violemment si les allusions se répètent. Lorsque son mal s’aggrave et que les médecins le mettent en garde, il finira par admettre la situation, du moins en apparence, mais il aura du mal à accepter de se faire soigner.