Les urgences vitales

En cas de malaise avec perte de conscience et quelle que soit son origine, il faut toujours craindre une asphyxie ou un arrêt cardiaque. Un sujet inconscient perd tous ses réflexes, en particulier : le réflexe de la toux (les mucosités et les vomissements peuvent suivre de fausses routes, entraînant une inondation pulmonaire), le réflexe des muscles de la langue (celle ci risque de tomber dans l’arrière gorge si le sujet est couché sur le dos, créant ainsi une asphyxie surajoutée).

La surveillance continue de ces malades, en attendant l’arrivée de l’équipe médicale, est capitale. Au moindre signe d’aggravation, il faut être prêt à pratiquer à temps le bouche à bouche et le massage cardiaque externe. Tout retard peut être fatal.

Ce qu’il ne faut pas faire

  • Il ne faut jamais s’affoler, car l’agitation accentue l’angoisse du malade.
  • Il ne faut jamais donner à boire et surtout des boissons alcoolisées (risque de fausse route et d’asphyxie surajoutée).
  • Il ne faut pas faire absorber de médicaments par la bouche, car il y a toujours une intolérance digestive dans de telles circonstances, entraînant de ce fait des vomissements.
  • Il ne faut pas transporter le malade soi même à l’hôpital. Toute mobilisation aggrave l’état de choc.

Ce qu’il faut faire

  • Alerter un service médical compétent.
  • Mettre le malade en position latérale de sécurité sur un plan dur : le sol de préférence.
  • Ne jamais étendre l’accidenté sur un lit ; un matelas souple rend le massage cardiaque difficile et inefficace.
  • Desserrer les vêtements, ceinture, cols, etc., pour faciliter d’une part la surveillance et d’autre part la respiration.
  • Eventuellement, assurer la liberté des voies respiratoires supérieures, en enlevant les prothèses dentaires et en dégageant la bouche des mucosités et sécrétions diverses (vomissements, caillots de sang).
  • Prendre le pouls jugulaire en permanence et surveiller des yeux la respiration du malade : respiration thoracique et respiration abdominale.
  • Rassurer et parler constamment au malade conscient pour éviter qu’il s’endorme et le réchauffer.