Comment réagir en cas de rechute ?

Surtout, ne jouez pas la carte du drame, c’est la pire ! Même si vous souffrez intérieurement de cet état de chose, n’en faites rien savoir à votre compagnon (ou compagne), mais présentez lui cette rechute comme une épreuve qu’il (elle) arrivera à surmonter avec moins de difficultés que la première, car, alors, il (elle) ne pouvait même pas envisager être capable d’arrêter de boire. Or, cela a marché, le déclic s’est produit et l’abstinence a bel et bien été effective, même si elle n’a pas duré autant que vous l’espériez tous deux. C’est en étant vous même positif que vous arriverez à faire passer un message d’espoir.

Evidemment, il n’est pas facile de faire preuve d’optimisme lorsqu’on a soi même une confiance défaillante. Mal simulée, elle pourrait avoir un effet encore plus culpabilisant pour la personne en rechute car elle prendrait vos efforts pour de la pitié. Compréhension, oui, mais surtout jamais de pitié ! C’est pourquoi vous devez tout faire pour retrouver votre calme. Pour cela, une fois encore, n’hésitez pas à vous faire aider. D’où l’utilité de se constituer un réseau d’amis, au sein des groupes parallèles d’anciens buveurs ou des associations regroupant les membres de l’entourage des alcooliques. C’est à eux seuls que vous pouvez communiquer vos angoisses, vos peurs, votre désespoir ou votre incapacité à bien réagir dans cette situation délicate. Car eux seuls connaissent parfaitement vos tourments et savent y faire face puisqu’ils les ont déjà vécus et vaincus. La solitude n’est pas supportable dans certaines circonstances. Faites donc en sorte de ne plus l’être. Pour vous, mais aussi pour votre compagnon (ou votre compagne). C’est en lisant une vraie confiance dans votre regard qu’il (elle) trouvera une motivation suffisante pour à nouveau arrêter de boire. Vous avez besoin l’un de l’autre pour vaincre cette maladie.

Quelles thérapies proposer ?

La solution est toujours la même : arriver au sevrage et à l’abstinence. Les moyens seront donc identiques. Si la rechute est récente, il n’est sans doute pas nécessaire de refaire une cure de désintoxication, sauf si le malade estime qu’elle lui serait d’une aide appréciable. En revanche, ce qui est indispensable, c’est la remise en route du soutien thérapeutique, s’il avait été interrompu, et l’assiduité dans les groupes d’anciens buveurs. En mettant toutes les chances de son côté, peut être votre compagnon (ou votre compagne) pourra t-il (elle) envisager cette malheureuse rechute comme la dernière.