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 Contrôle moteur

Les dépresseurs peuvent ralentir les fonctions corporelles, et le contrôle subtil voulu pour mouvoir notre corps est l’une des premières fonctions à être affectée. Tout le monde connaît la démarche hésitante de l’ivrogne, et les sédatifs, barbituriques et tranquillisants à fortes doses produisent une maladresse semblable. Toute tâche impliquant un contrôle subtil des muscles deviendra plus difficile. Même des médicaments faibles, de la famille des dépresseurs, vendus sans ordonnance, sont livrés avec un avertissement selon lequel les usagers ne doivent pas conduire ni opérer de la machinerie lourde sous leur influence.

Toutefois, la perte de contrôle moteur ne se limite pas aux dépresseurs. Presque toutes les drogues, en forte quantité, empêchent l’usager de se mouvoir normalement. Les usagers de la cocaïne ressentent une telle accélération de leur rythme corporel qu’ils ont beaucoup de difficulté à rester immobiles. Les inhalants détruisent l’équilibre et la coordination. On a récemment découvert que le LSD provoquait un figement durant lequel les muscles de l’usager se bloquent, laissant la victime consciente mais incapable de bouger pendant des minutes ou des heures entières, ou plus longtemps.

Peu d’usagers avouent à quel point leur contrôle moteur a été affecté par la drogue. Ils tiennent à dire qu’ils vont bien et que leur démarche, leur parole et leur contrôle moteur sont parfaitement normaux. Beaucoup trop de collisions de véhicules proviennent de ce déni de la réalité.