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 Faut-il lui rappeler ses engagements ?

Ses engagements, c’est avec sa propre personne qu’il (ou elle) les a pris. Vous n’avez donc pas à intervenir. Encore une fois, c’est son problème à lui (ou à elle). C’était le cas du temps de l’alcoolisation, ça l’est encore pour sa sobriété. Faites lui comprendre que vous êtes là s’il (ou elle) a besoin d’aide, mais que vous n’imposez rien.

Vous aurez probablement l’occasion d’être témoin de ce qu’en psychiatrie on appelle « les actes manqués », c’est à dire des « oublis », conscients ou inconscients, par rapport à des choses qu’il (ou elle) devait faire. Par exemple, prendre rendez vous avec son médecin pour le suivi psychothérapeutique. Il est essentiel, pour un(e) nouvel(le) abstinent(e), de garder le contact avec son thérapeute. Mais n’ayez crainte, il (ou elle) le sait très bien. Son prochain rendez vous, ce n’est pas à vous de le prendre : ce serait agir à sa place, vous substituer à lui (elle), le (ou la) materner, le (ou la) déresponsabiliser et reproduire le même climat qui l’a si longtemps maintenu(e) dans sa maladie. N’intervenez pas, tant pis s’il (ou elle) manque un rendez vous. C’est son problème, et vous n’y pouvez rien.

Vous avez déjà suffisamment à faire pour essayer de vous changer vous même sans vous occuper, en plus, de vouloir le (ou la) transformer. Le principal changement que vous devez apporter dans votre façon d’être est de bien réfléchir avant de parler ou d’agir. Il faut savoir gérer vos réactions émotionnelles : ne faites rien sous le coup de l’impulsion. Essayez de vous départir de cette extrême implication dans ces problèmes qui ne concernent intimement que celui (ou celle) avec qui vous vivez. Mais attention : détachement ne veut pas dire indifférence. Soyez toujours présent, ouvert, disponible et à son écoute. Réapprenez aussi à parler de vous, mais sans jamais l’impliquer dans des raisonnements moralisateurs.

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