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 Intérêt excessif pour la musique et les spectacles destinés aux jeunes

Mettons une chose au clair : la musique rock ne provoque pas l’usage de la drogue, pas plus que le heavy metal, le rap, le punk, le hip hop, le thrash ni aucune des autres variantes actuelles de la musique des jeunes. Par contre, le rock sous toutes ses formes crée une culture des jeunes, avec son propre langage, ses styles, son allure vestimentaire, une culture destinée à tenir les parents éloignés.

La musique des jeunes attire tous les jeunes, mais elle attire surtout ceux qui croient déjà que leur usage de la drogue les met à part du monde des non usagers. Ces jeunes s’identifient à des vedettes de la musique dont beaucoup font un usage notoire de la drogue pour se distancer encore davantage de leurs parents. Les spectacles, en dépit d’efforts menés pour les assainir, sont encore des lieux d’usage de la drogue. Puisque la drogue est censée améliorer l’expérience sensorielle totale de la musique, les spectacles, à moins qu’ils ne soient rigoureusement supervisés, sont considérés par les jeunes comme des endroits de rêve pour acheter et consommer de l’alcool, des pilules, de la marijuana et des hallucinogènes.

Ironiquement, le nombre de références à la drogue camouflées dans la musique des jeunes est probablement moindre aujourd’hui qu’au sommet de la culture hippie des années soixante, et un nombre croissant de vedettes de l’industrie musicale laissent tomber l’alcool et les autres drogues pour prêcher le message antidrogue. Encore là, l’image hors la loi engendrée par d’autres musiciens, surtout ceux du heavy metal et du rap, signifie qu’ils auront toujours un large public parmi les jeunes qui se considèrent eux mêmes comme des hors la loi.