L’absorption de corps étrangers

Dans le nez

Corps étranger introduit profondément dans la narine :

ne pas chercher à le retirer à l’aide d’un objet pointu, une petite pince (à épiler) ; il y a un risque d’écorchure ou tout simplement d’enfoncer un peu plus le corps étranger. Faire prendre une grande aspiration, remplir la poitrine, fermer la bouche, obturer l’autre narine et souffler violemment.

  • Ne pas utiliser cette technique pour le jeune enfant qui fait difficilement la différence entre souffler et renifler ; il ya donc risque d’un effet contraire.

Corps étranger introduit partiellement :

il n’y a aucune urgence, restez calme et examinez la situation. Le corps étranger peut se retirer avec douceur ; le saisir à l’aide de l’extrémité des doigts ou d’une petite pince et le tourner sans faire mal. En revanche, si ce corps étranger a des aspérités, des arêtes vives qui s’accrochent, le laisser en place et conduire le sujet soit au service des urgences de l’hôpital, soit chez un médecin spécialiste.

Chez le jeune enfant, : 

il est possible qu’un petit corps étranger soit resté en place dans la narine, s’y soit logé sans douleur. L’enfant ne le signale pas et c’est seulement après plusieurs jours que peuvent apparaître soit des signes d’infection : le nez laisse couler un liquide nauséabond, purulent, soit un saignement. Il est souvent difficile à l’adulte d’en trouver l’origine tant est grande la distance séparant le geste dangereux de l’apparition des manifestations douloureuses. Dès l’apparition de ces signes, conduire l’enfant chez le médecin.

Dans l’oreille

Deux cas exigent deux types différents d’intervention :

Le corps étranger est vivant :

il s’agit d’un insecte parfois dangereux : guêpe, abeille, ou d’un moucheron, d’un moustique, d’une fourmi. Il convient de le neutraliser d’urgence en l’asphyxiant ou en le noyant :

  • ne pas chercher à le tuer à l’aide d’un bâtonnet ou à le retirer en utilisant une pince ;
  • faire pencher la tête, oreille atteinte en l’air et faire couler le plus rapidement possible quelques gouttes d’huile. A la maison, l’huile goménolée sera utilisée de préférence, mais en urgence employez n’importe quelle huile. Il convient par la suite de nettoyer le conduit auditif ; c’est à nouveau un problème de médecin spécialiste, mais sans urgence ;
  • à défaut d’huile, il est parfois possible pour asphyxier l’insecte de plaquer contre l’oreille un coton ou une compresse imbibée d’éther.
En résumé :

corps vivant dans l’oreille, neutraliser d’urgence en versant quelques gouttes d’huile dans le conduit auditif puis consulter le médecin spécialiste.

Corps solide :

perle, graine, débris divers, coton mal fixé à la tige, bout d’allumette..., cas fréquent surtout chez le jeune enfant. Là encore, il n’y a pas d’urgence ; ne pas utiliser de pince qui risque de refouler le corps étranger contre le tympan et de blesser celui ci. Laissez le lavage au médecin spécialiste.

Dans l’oeil

Deux cas peuvent se présenter :

  • Il s’agit de petites parcelles de terre, de poussière, d’un petit insecte que le larmoiement entraîne dans la plupart des cas. L’oeil est agacé et la personne atteinte a envie de le frotter. Il faut proscrire ce geste qui peut provoquer une inflammation, une conjonctivite, avec également un risque de rayer la cornée si le corps étranger est dur.

Par des mouvements du globe oculaire, essayer d’entraîner le corps étranger dans un angle de la paupière d’où il pourra être extrait à l’aide d’un coin de mouchoir.

Paupière inférieure :

tirer la paupière vers le bas et, à l’aide d’un coin de mouchoir, attirer vers l’extérieur le corps étranger.

Paupière supérieure : faire regarder vers le bas, entre le pouce et l’index saisir les cils, appuyer une allumette qui sert de pivot sur le milieu de la paupière et la retourner ; enlever le corps étranger soit avec un coin de mouchoir soit à l’aide d’un petit bâtonnet terminé par un coton humide.

  • Corps étranger dans la cornée : n’y pas toucher, obturer l’oeil en évitant les mouvements. Il est parfois nécessaire de fermer les deux yeux. Conduire d’urgence chez un médecin spécialiste.
Attention

aux collyres qui sont souvent spécifiques. Ne pas conserver un flacon de collyre ouvert plus de 15 jours.