C’est le nom que l’on donne à l’incontinence d’urine nocturne lorsqu’elle se manifeste chez un enfant de plus de trois ans. On peut aussi l’observer durant le jour pendant que l’enfant repose mais cette éventualité est beaucoup plus rare. Elle survient presque toujours pendant le sommeil et est plus fréquente chez le garçon que chez la fille.
L’énurésie fait le désespoir de la famille de l’enfant par sa constance, par sa résistance à la plupart des thérapeutiques et par le travail qu’elle occasionne pour maintenir une hygiène correcte du lit de l’enfant. On distingue les énurésies liées à une cause organique, c’est à dire provoquées par une malformation ou un mauvais fonctionnement de l’appareil urinaire, et les énurésies d’origine psychologique.
elles peuvent être provoquées par :
Chez la fille, elles peuvent être provoquées par :
Ce sont les plus fréquentes. Elles nécessitent souvent un examen de l’enfant par un spécialiste de psychologie infantile. Les parents ne devront pas s’étonner si ce dernier s’entretient avec eux longuement. Ils devront préciser :
Le psychologue devra apprécier :
Il devra aussi étudier :
Il est assez décevant. La découverte d’une cause organique certaine, probable ou même seulement possible, doit inciter à appliquer le traitement de cette cause.
Lorsqu’il est bien évident que l’énurésie est psychologique, le traitement doit comporter des sédatifs généraux, des antidépresseurs à faible dose.
L’utilisation dans les énurésies essentielles des médicaments contre la dépression a bouleversé heureusement le traitement de ces formes d’énurésie et permis d’améliorer ou de guérir un très grand nombre de cas. Une hygiène générale et mentale respectera les conditions optimales de propreté mais sans excès. Il ne faut pas essayer d’obtenir trop tôt une propreté absolue, la maturation psychologique étant variable d’un enfant à l’autre, la famille devra avoir une attitude neutre en laissant supporter à l’enfant les inconvénients de sa conduite, mais sans lui présenter ces inconvénients comme une punition ou un retrait d’affection. Il convient de déculpabiliser l’enfant, qui devra être lui même concerné par le traitement.
Il est conseillé : de restreindre les boissons à partir de 16 h.de tenter la méthode du réveil nocturne avant l’heure de l’habituelle miction involontaire, laquelle survient en général dans une phase de sommeil léger, une heure environ après que l’enfant est endormi.
On a à peu près abandonné le système de la toile métallique glissée sous les fesses de l’enfant, qui est reliée à une pile et envoie une mini secousse électrique lorsqu’elle est mouillée.
Il faut surveiller de très près : un grand enfant qui se lève la nuit pour uriner ; ce comportement devant être considéré comme une énurésie vraie dont il est l’équivalent. toute énurésie tardive et rebelle qui évoque un reflux d’urine de la vessie dans l’urètre ou un rétrécissement de l’urètre.