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 L’hypnose

Pour percer à jour les failles profondes et souvent très anciennes de la personnalité d’un malade alcoolique, certains thérapeutes préconisent l’hypnose. Le but est d’obtenir le même résultat qu’avec la psychothérapie ou, mieux, qu’avec la psychanalyse, mais en douceur, en travaillant sur le subconscient du patient. L’état hypnotique permet, en principe, de lever le voile sur des aspects de son caractère que la personne maintient généralement enfouis au plus profond d’elle même. Toutefois, l’hypnose est loin d’être infaillible car le subconscient s’impose des interdits.

En revanche, cette thérapie peut être efficace sur des sujets particulièrement nerveux et angoissés car elle peut leur apporter une vraie détente, un apaisement général qui peut les aider à franchir sereinement le cap du sevrage et les premiers temps de l’abstinence.

Apprendre les bases de la relaxation et de la respiration profonde est également utile pour acquérir une bonne maîtrise de ses nerfs.

L’acupuncture

Selon une étude réalisée par des alcoologues britanniques, il semblerait que l’acupuncture soit une alternative thérapeutique à ne pas négliger dans le traitement de l’alcoolisme sévère. Un essai contrôlé a permis de démontrer, chez des alcooliques « récidivistes », que l’acupuncture, effectuée sur des points spécifiques, avait une certaine efficacité, comparativement à l’acupuncture réalisée sur des points non spécifiques. En effet, chez ces sujets, une réduction des périodes de boisson et une baisse des admissions dans les centres de désintoxication, ont permis de souligner cette efficacité. Toutefois, pour l’instant, des recherches analogues n’ont pas été menées en France.

Le retour de cure : les premiers pas

Tout au long de sa cure en milieu hospitalier, le malade est sécurisé par l’encadrement du lieu de cure, il est dans un univers confortable, psychologiquement, car tout le monde l’accepte tel qu’il est, aussi bien le personnel hospitalier que les autres malades étant là pour les mêmes raisons que lui. Son voeu le plus cher est de réussir sa cure et d’en finir avec cette indifférence qui lui donne ce sentiment d’exclusion et le place d’emblée en dehors des autres. Comme il va mieux, il prend conscience que c’est possible. C’est alors que le thérapeute a un rôle capital à jouer. S’il laisse entendre au malade que la cure de désintoxication est la solution miracle, il ne comprendra pas ses difficultés à sa sortie, ne sera pas prêt à affronter les problèmes de la vie, prendra cette inadéquation pour un échec et rechutera inévitablement. Au contraire, s’il est calmement prévenu des différents problèmes qui l’attendent, s’il est régulièrement suivi par un médecin, s’il assiste assidûment aux réunions de groupes d’anciens buveurs, si vous et les autres membres de sa famille savez l’accueillir et préserver des relations d’adultes, alors pourra t-il envisager sa vie abstinente de la façon la plus favorable.

Tout cela demande beaucoup d’efforts de la part du malade et une grande patience de votre part à vous.

Pour les alcooliques plus gravement atteints ou les plus démunis socialement, il est souvent recommandé de prévoir un passage intermédiaire entre la cure de désintoxication et le retour dans l’univers familier : c’est ce que l’on appelle la « post cure ».

Le rôle de la post cure

Lorsque c’est nécessaire, les centres de post cure prolongent la durée des soins. Cette nouvelle étape, plus souple que la cure proprement dite, peut durer de trois à six mois, et permet de consolider efficacement l’abstinence. Bien entendu, aucun malade n’est admis en post cure s’il n’a pas suivi auparavant la cure normale de désintoxication. L’une comme l’autre sont prises en charge par la Sécurité sociale, à condition de choisir un centre conventionné (presque tous le sont).

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