Il s’agit dune émission non volontaire et non contrôlable de l’urine au cours d’un effort en dehors de la miction. Cette infirmité est assez fréquente chez la femme puisque 15 à 20% d’entre elles en seraient atteintes au delà de 40 ans. Que faire dans le cas de cette maladie ? En fait, le traitement dépend des caractères de l’incontinence, de son importance et des lésions associées.
Il faut, avant tout, différencier l’incontinence vraie des troubles de miction comme :
Le rôle du médecin consistera surtout à rechercher des lésions associées. Tout d’abord un prolapsus génital ou « descente des organes génitaux entraînant la vessie » cystocèle, Le médecin devra aussi vérifier l’état de la muqueuse utérine et du col.
Ils sont souvent décevants, mais ils représentent un adjuvant utile de traitement chirurgical ou encore quand la patiente ne souhaite pas être opérée immédiatement.
Ils sont innombrables puisqu’on en a recensé jusqu’à 152 La plupart de ces interventions visent à remettre en place et à maintenir en place au cours de la miction le col vésical et l’urètre.
Pour conclure, on peut dire qu’il n’existe pas de traitement médical véritablement curateur de l’incontinence d’urine à l’effort chez la femme. De ce fait, la quasi-totalité de ces incontinences d’urine sont justiciables d’un traitement chirurgical.
Néanmoins, certaines incontinences légères ou modérées chez la jeune femme peuvent tirer bénéfice du traitement médical, mais c’est surtout un traitement « d’attente ». Les oestrogènes, les antidépressifs et la kinésithérapie pelvienne peuvent apporter une amélioration indiscutable.
Le choix de la technique dépend certes de l’existence ou non de lésions gynécologiques qu’il faut traiter en même temps que l’incontinence. Cependant on peut dire que deux techniques donnent régulièrement de bons résultats : c’est l’intervention de Marshall Marchetti et l’intervention de Goebell Stoeckel (90% de guérisons ou améliorations).
Lorsqu’il existe des mictions impérieuses associées, il ne faut pas attendre que le traitement chirurgical les guérisse ; elles doivent bénéficier d’un traitement séparé.