La découverte d’une (boule) au sein est toujours pour la femme le sujet d’une très grande et brutale inquiétude. II faut préciser avant tout que cette peur démesurée n’est pas justifiée. D’abord parce que neuf fois sur dix il s’agit d’une tumeur bénigne (kyste d’une glande mammaire ou kyste graisseux de la peau), et que dans le cas où il s’agit d’un cancer (tumeur maligne), cette maladie est aujourd’hui parfaitement guérissable lorsqu’elle siège au sein. Il faut donc se presser de consulter un médecin sans affolement mais également sans insouciance ou négligence parce que, s’il s’agit vraiment d’un cancer, un retard dans l’application du traitement peut avoir des conséquences graves.
Bien entendu, il n’y a aucun traitement à appliquer avant cette première consultation chez le médecin, les compresses chaudes et les cataplasmes étant parfaitement inutiles. Il faut au contraire manipuler et palper le moins possible la tumeur.
A l’opposé, il existe aussi des signes d’alarme qui ne constituent toutefois que des éléments de suspicion.
Il faut préciser également que :
Le médecin interrogera, examinera, palpera et ne se prononcera pas avant d’avoir eu le résultat de quelques examens complémentaires ; ce sont :
il fera pratiquer, en accord avec le chirurgien : une ablation large de la tumeur mais en conservant le sein si la tumeur est bien localisée, suivie ou précédée d’une application de cobalt ; une ablation totale du sein, avec évidement de la loge ganglionnaire de l’aisselle si la tumeur a atteint les ganglions, suivie de la cobaltothérapie.
Enfin et dans tous les cas une castration ovarienne parla chirurgie ou les rayons X si la femme n’a pas atteint l’âge de la ménopause. Cette dernière mesure chirurgicale est très importante et essentielle pour la guérison. Quelquefois, un traitement hormonal sera aussi appliqué.