La boule au sein

La découverte d’une (boule) au sein est toujours pour la femme le sujet d’une très grande et brutale inquiétude. II faut préciser avant tout que cette peur démesurée n’est pas justifiée. D’abord parce que neuf fois sur dix il s’agit d’une tumeur bénigne (kyste d’une glande mammaire ou kyste graisseux de la peau), et que dans le cas où il s’agit d’un cancer (tumeur maligne), cette maladie est aujourd’hui parfaitement guérissable lorsqu’elle siège au sein. Il faut donc se presser de consulter un médecin sans affolement mais également sans insouciance ou négligence parce que, s’il s’agit vraiment d’un cancer, un retard dans l’application du traitement peut avoir des conséquences graves.

Bien entendu, il n’y a aucun traitement à appliquer avant cette première consultation chez le médecin, les compresses chaudes et les cataplasmes étant parfaitement inutiles. Il faut au contraire manipuler et palper le moins possible la tumeur.

Les signes d’une tumeur bénigne

  • Une « boule » douloureuse a beaucoup plus de chances d’être bénigne que maligne.
  • Une tumeur mobile, non fixée à la masse de la glande mammaire et surtout à la peau du sein, est en général bénigne.
  • Une tumeur de forme bien régulière, ronde ou surtout ovale, est en général une tumeur bénigne.
  • Une tumeur entourée d’autres tumeurs plus petites correspond souvent à un groupe de kystes.

Les signes d’une tumeur suspecte

A l’opposé, il existe aussi des signes d’alarme qui ne constituent toutefois que des éléments de suspicion.

  • Une tumeur unique, non douloureuse, dure, peu mobile et surtout adhérente à la peau est suspecte.
  • Une tumeur placée près du mamelon et entraînant une rétraction de celui ci est fort suspecte.

Il faut préciser également que :

  • Le palper est délicat et demande une expérience et des connaissances médicales.
  • Beaucoup de femmes ont au niveau de l’aisselle des petits ganglions datant de l’adolescence.
  • Les ganglions vraiment cancéreux peuvent n’apparaître qu’assez tard au cours de l’évolution de la tumeur.

Les examens

Le médecin interrogera, examinera, palpera et ne se prononcera pas avant d’avoir eu le résultat de quelques examens complémentaires ; ce sont :

  • la mammographie, ou radiographie des seins et de la tumeur ;
  • la thermographie, ou projection sur une plaque photographique du sein, où chaque partie est colorée en fonction de la chaleur qu’elle dégage (les tissus cancéreux dégageant plus de chaleur que les tissus normaux).
  • Dans le cas d’une tumeur bénigne, le médecin décidera de faire pratiquer : une ponction de la tumeur, s’il s’agit d’un kyste à contenu liquidien ; une ablation de la tumeur suivie d’un examen au microscope des tissus de celle ci. Si par hasard cet examen montrait des cellules suspectes, on procéderait aussitôt à une intervention chirurgicale plus étendue.
  • Dans le cas d’une tumeur maligne, il fera pratiquer, en accord avec le chirurgien : une ablation large de la tumeur mais en conservant le sein si la tumeur est bien localisée, suivie ou précédée d’une application de cobalt ; une ablation totale du sein, avec évidement de la loge ganglionnaire de l’aisselle si la tumeur a atteint les ganglions, suivie de la cobaltothérapie.

Enfin et dans tous les cas une castration ovarienne parla chirurgie ou les rayons X si la femme n’a pas atteint l’âge de la ménopause. Cette dernière mesure chirurgicale est très importante et essentielle pour la guérison. Quelquefois, un traitement hormonal sera aussi appliqué.