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 La chorée

Comme le rhumatisme articulaire aigu, la chorée ou danse de Saint Guy a tendance à diminuer de fréquence.

En effet, bien que les médecins ignorent encore le mécanisme intime des troubles qu’elle entraîne, il a été prouvé que dans bon nombre de cas elle fait suite à une infection par un streptocoque particulier.

Elle est en ceci semblable au rhumatisme articulaire aigu, et elle comporte aussi les mêmes risques cardiaques que lui.

Elle touche plus souvent les filles que les garçons.

La chorée simple

Description de la maladie

Elle apparaît un peu tardivement, 15 jours à 3 semaines environ après une angine. Elle se traduit par :

De plus, la voix de l’enfant change ; elle devient éteinte, atone, mourante. Enfin, il y a apparition des mouvements anormaux, qui ont donné leur nom à la maladie.

Ces mouvements sont d’abord révélés par une démarche sautillante et l’écriture qui est modifiée pour s’étendre ensuite à toute l’activité motrice de l’enfant. Il devient incapable de rester en place, immobile et dans une position qu’on lui demande de tenir : lorsqu’il est assis, par exemple, les mains posées sur les genoux, il ne peut pas s’empêcher de lancer une jambe en l’air, de bouger un bras, d’agiter son doigt, de remuer son épaule et sa tête, etc.

Les mouvements de la chorée sont involontaires et incontrôlables. Ils ne cessent que pendant le sommeil.

Ils font marcher l’enfant comme un clown de manière instable et irrégulière. Cette symptomatologie motrice peut être discrète, ou au contraire très marquée.

Examens complémentaires

Evolution de la maladie

L’évolution est longue, mais en général très favorable.

Traitement

On recommande souvent un changement d’air, dans un endroit calme, à la campagne par exemple.

On lui prescrira également des médicaments appropriés pour calmer les mouvements choréiques et l’agitation psychomotrice.

Les chorées chroniques

La danse de Saint Guy présente, dans sa première phase, les mêmes symptômes que les chorées chroniques. Maladies plus graves, en général, héréditaires (50 % des enfants issus de parents malades en sont atteints). Ce genre de maladie est donc en principe connu dans la famille et donc facilement diagnostiqué.

 Son évolution est lente et peu favorable, car il n’existe aucun traitement susceptible de l’arrêter.