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 La colique hépatique

C’est une douleur violente, survenant brutalement, que le malade localise sous les côtes à droite ou très souvent au creux de l’estomac. Elle débute de préférence la nuit, assez souvent chez une femme d’âge moyen qui sera réveillée par la douleur. D’abord simple tension, cette douleur atteint très vite son point culminant pour devenir intolérable. Le malade geint ou crie, Il se tient courbé en avant, les mains crispées sur la région douloureuse. Parfois, il se lève, essaie de marcher, mais revient vite s’asseoir dans son lit cherchant vainement une position qui atténuera sa douleur.

Celle ci irradie bientôt vers en haut où elle envahit l’épaule droite, mais aussi en arrière en irradiant la base du thorax. Son intensité est très grande. Elle est continue, sans répit, intolérable. Décrite comme une tension, un broiement, elle s’accompagne habituellement de nausées, d’éructations, de vomissements bilieux. Les mouvements respiratoires sont inhibés, ce qui provoque un sentiment pénible d’oppression, d’étouffement. La crise peut durer d’une demi heure à plusieurs heures.

Ce qu’il faut faire

En présence de ces manifestations l’entourage s’affole et appelle le médecin, ce qui est d’ailleurs ta plus sage des décisions. Que faire en attendant son arrivée ? Tout d’abord rassurer le malade, rester à ses côtés, lui expliquer qu’une douleur de cette nature localisée à droite et sous tes côtes est presque toujours la manifestation d’un calcul biliaire qui va certainement être expulsé spontanément. Ne pas donner d’infusions ni d’aspirine au cas où il s’agirait non pas d’une colique hépatique mais d’une perforation d’ulcère d’estomac par exemple. Le seul geste utile à faire est de prendre la température rectale afin d’en informer le médecin lorsqu’il arrivera.

Le diagnostic

Il faut se méfier des diagnostics tout faits et le problème pour le médecin est de prouver qu’il est bien en présence d’une lithiase biliaire. Son diagnostic se confirmera :

Il va alors prescrire un traitement d’urgence de la crise douloureuse (antispasmodiques, et le cas échéant morphine) qui va permettre d’abréger la durée de cette crise. En l’absence d’un tel traitement la crise finirait par se calmer après quelques heures. En général, elle tend à récidiver dans les deux ou trois jours suivants. Une fois que la crise est calmée le médecin va prescrire des examens pour essayer de déterminer la cause exacte de cette crise : examens biologiques et surtout des examens radiologiques. La présence et le rôle du médecin au moment de la crise sont très importants car la crise de colique hépatique peut être confondue avec d’autres crises douloureuses dont la plupart sont malheureusement des urgences chirurgicales, telles la perforation d’ulcère, l’occlusion intestinale aiguë, l’appendicite aiguë, la pancréatite aiguë.

Il faut penser aussi à la crise d’ulcère d’estomac, à un infarctus cardiaque à forme abdominale, à un cancer du foie, à une colique néphrétique droite.

Les causes

Les causes sont diverses, ce peut être :

Le traitement