La constipation se définit comme un retard important à l’évacuation de l’intestin. On estime que cette évacuation doit se produire en moyenne toutes les 24 h mais en fait, cette évacuation est encore considérée comme normale si elle se produit dans des délais variant entre 12 et 48 h à condition, bien sûr, qu’elle ne s’accompagne d’aucun trouble.
La constipation est beaucoup plus fréquente chez la femme que chez l’homme et frappe plus particulièrement les populations très évoluées, qui sont soumises à des stress nerveux plus nombreux, consomment des produits alimentaires plus concentrés et n’ont pas toujours la sagesse de consacrer le temps nécessaire à cette fonction intestinale pourtant importante. En plus de la gêne fonctionnelle qu’elle procure, la constipation a des conséquences fâcheuses au niveau d’autres organes, en particulier l’appareil urinaire, le foie, la peau. Par ailleurs, elle pose au médecin des problèmes thérapeutiques complexes que le malade essaie souvent de résoudre lui même, et qu’il résout très mal, à l’aide de purgatifs aux effets secondaires fâcheux.
Ce peut être :
Enfin, plus rarement, il peut s’agir :
Un voyage, une maladie infectieuse, une grossesse peuvent provoquer une constipation.
Il est indiscutable que plus de la moitié des femmes se plaignent de constipation alors que les hommes sont rarement constipés. L’anatomie du gros intestin est pourtant identique chez les deux sexes. Peut être existe-t-il chez la femme des causes favorisantes mécaniques, mais elles sont transitoires (fibrome, grossesse), ou hormonales, mais c’est peu probable. On pense plutôt que la plupart de ces constipations datent de l’adolescence. Les psychologues pensent que beaucoup de jeunes filles confondent dans la même culpabilisation, l’expulsion des selles et l’expulsion de sang menstruel.
Par ailleurs, la défécation pose peut être à la jeune fille des problèmes d’hygiène plus complexes qu’elle ne peut pas toujours résoudre, ce qui expliquerait les constipations étonnantes atteignant parfois dix jours, que l’on observe chez certaines pensionnaires de lycée. Ceci ne serait pas très grave, 5i ces états une fois installés n’étaient pas difficilement réversibles.
La variété de ces causes de constipation et, par conséquent, la variété des traitements rationnels, devrait convaincre en tout cas chaque constipé de faire pratiquer une radiographie du gros intestin par lavement baryté. Le médecin la lui conseillera certainement. Il devra s’y soumettre. Elle est facile, indolore et sans danger.
C’est la colibacillose rénale ou vésicale. Elle se signale par des cystites récidivantes, des urines troubles et purulentes où les colibacilles abondent. Ces germes proviennent presque toujours de l’intestin où ils se multiplient et deviennent pathogènes à la faveur de la constipation. Après avoir traversé la barrière intestinale, ils passent dans la circulation et se localisent avec prédilection dans les reins et la vessie.
Il faut savoir que tout traitement de colibacillose urinaire doit s’accompagner d’un traitement actif de la constipation.
Tout dépend s’il s’agit d’une constipation transitoire ou habituelle.
Si elle est transitoire, l’usage d’un quelconque purgatif, même s’il ne constitue pas l’idéal, ne représente pas un grand danger. En revanche, dans une constipation habituelle dont le traitement est prolongé sinon permanent, le choix du ou des médicaments est essentiel.
presque tous les laxatifs présentés sous forme de comprimés sont irritants. Le médicament libéré dans l’intestin irrite la muqueuse intestinale qui réagit par une hypersécrétion, laquelle joue le rôle de « chasse » liquide. Certains comprimés ont tout de même la prétention d’agir sur le système nerveux de l’intestin en augmentant son péristaltisme, c’est à dire ses contractions, mais il est difficile d’imaginer que leur effet soit aussi nettement limité.
ils entraînent, à la longue, une dilatation et une atonie de la partie terminale de l’intestin qui aggravent la constipation de telle sorte que le patient ne peut plus aller à la selle sans lavement.
eux aussi aggravent la constipation, mais par un mécanisme différent, Ils créent un réflexe conditionnel anal à tel point que les contractions de l’intestin du patient ne se déclenchent plus sans la présence d’un corps étranger dans le rectum.
Les mucilages et les graines agissent en augmentant le volume du bol fécal et en augmentant sa vitesse de progression. Certaines graines, comme le psyllium ou le « plantago decumbens », ont un effet très favorable sur les petites constipations et ont aussi un effet bénéfique sur la muqueuse intestinale grâce aux produits mucilagineux auxquels ils donnent naissance après leur absorption. Les huiles agissent tout simplement comme lubrifiants.