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 La coxarthrose

C’est un rhumatisme chronique non inflammatoire de la hanche, fréquent chez les deux sexes à partir de la quarantaine, et se manifestant par de la douleur, de l’impotence fonctionnelle et une évolution lente avec tendance à l’ankylose. Dans la moitié des cas, il atteint une hanche apparemment normale. Dans l’autre moitié des cas, il frappe une hanche présentant déjà une malformation qui est presque toujours congénitale, mais qui peut aussi être une séquelle de fracture ou même une forte inégalité de longueur des membres inférieurs. Le plus souvent unilatérale, la maladie peut cependant atteindre les deux hanches avec une vitesse d’évolution inégale des deux côtés.

Comment se manifeste t elle ?

Son signe principal est une douleur de la cuisse provoquée par la marche, qui de ce fait est plus ou moins gênée. Cette douleur est le plus souvent ressentie dans l’aine et à la partie antérieure de la cuisse, jusqu’au genou. Quel que soit son siège, la douleur apparaît à la marche dont elle limite la durée, et se calme au repos. Il existe aussi une douleur dite « de mise en route », ressentie surtout après une station assise prolongée et qui s’atténue après quelques pas. Les coxarthroses sévères peuvent parfois entraîner des douleurs nocturnes. Par ailleurs, certains actes de la vie courante, tels que lacer ses chaussures ou s’asseoir sur un siège bas, peuvent être empêchés par la limitation de la flexion de la hanche. Tous ces signes doivent faire suspecter l’existence d’une coxarthrose, surtout si le sujet a dépassé 40 ans. Mais le diagnostic de la maladie ne peut être confirmé que par des radiographies de la hanche, qui montrent des déformations de la tête fémorale et de la cavité cotyloïde de l’os iliaque. En revanche, les examens biologiques ne révèlent rien de notable, et la vitesse de sédimentation globulaire est normale comme dans toutes les arthroses.

L’infirmité douloureuse entraînée par la coxarthrose a tendance à s’aggraver lentement et l’atteinte articulaire devient souvent bilatérale. Un bon nombre de malades atteints de coxarthrose n’en gardent pas moins indéfiniment une capacité de marche suffisante, mais quelques uns atteints de coxarthrose bilatérale grave deviennent peu à peu impotents.

Les traitements

Comme son nom l’indique, la prothèse totale remplace la tête du fémur et la cavité cotyloïde de l’os iliaque. Le plus souvent, les prothèses métalliques ou en polyéthylène sont scellées avec un « ciment » de méthacrylate de méthyle. Après la mise en place de la prothèse, la marche peut être reprise presque immédiatement et la douleur disparaît dans plus de 90% des cas.

Les résultats sont excellents et la durée moyenne de conservation de la prothèse de cinq à quinze ans, et parfois plus.

Il s’agit là d’un très grand progrès de la technique chirurgicale, qui a permis de rendre une activité normale à un très grand nombre de malades handicapés.