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 La depression

Personne n’est à l’abri d’une dépression, il suffit pour cela de considérer la place qu’elle occupe actuellement dans les consultations de médecine générale. Encore faut il bien la caractériser et ne pas la confondre avec d’autres maladies du système nerveux.

Les signes

Cet état se reconnaît à deux manifestations fondamentales : l’inhibition psychique et motrice et le sentiment de tristesse qui se reconnaissent avant même que le malade ne se soit plaint ; l’aspect particulier du visage, qui est figé, inanimé, qui n’exprime rien : un véritable masque. D’autres signes sont également révélateurs : une fatigue intense, des pleurs se déclenchant sans motif, le plus souvent de l’insomnie, mais quelquefois, au contraire, un sommeil léthargique et non récupérateur, de l’angoisse, une baisse importante de l’appétit sexuel, enfin, des douleurs organiques, ne reposant sur rien de réel (maux d’estomac, d’intestin, douleurs vertébrales, musculaires ; douleurs cardiaques, etc.).

Il existe une autre manifestation de la dépression qui paraît essentielle : c’est l’absence de passion ! Le déprimé ne s’intéresse à rien, ne se passionne pour rien !

Les causes

Des travaux modernes tendent, en effet, à confirmer l’existence d’une fonction centrale de régulation de l’humeur, fonction centrale capable de faire osciller nos dispositions affectives instinctives entre un pôle euphorique ou expansif et un pôle dépressif ou douloureux. Le dérèglement de cette fonction peut être dû à des causes organiques et assez souvent héréditaires. Des recherches récentes tendraient même à localiser sur le chromosome X une certaine aptitude aux dérèglements « bipolaires » de l’humeur.

Ce dérèglement peut aussi être une réaction à un choc émotionnel violent, à une frustration pénible et prolongée, mais aussi à une déficience organique.

L’évolution

Les traitements

Dès que le diagnostic de dépression est établi, l’attitude du médecin doit être nette : un traitement antidépresseur bien réglé doit être mis en oeuvre avec détermination, de préférence en hospitalisation si l’on suspecte le moindre risque de suicide. Dans le doute, la collaboration du généraliste et du spécialiste trouve sa place logique et utile.