La déshydratation
La déshydratation aiguë du nourrisson est aussi appelée toxicose ou, comme autrefois, « choléra infantile ». Elle reste fréquente de nos jours malgré l’amélioration du traitement des gastro entérites, des meilleures conditions d’hygiène et la prévention de l’infection.
Cette déshydratation est due à une perte d’eau, à une fuite hors de l’organisme, principalement lors de vomissements et de diarrhées, et peut être mortelle si le traitement est tardif, surtout chez le nourrisson jusqu’à 18 mois.
Pour bien comprendre l’importance des vomissements liquides et des diarrhées chez le nourrisson, conservez présent en mémoire que le nourrisson renouvelle chaque jour 20% de ses réserves en eau. Pour un nourrisson de 6 kg, les besoins sont d’environ 800 à 900 g d’eau par jour, ce qui correspond à un apport de 10 à 12 litres chez un adulte.
Les causes de la déshydratation
On ne retiendra que les 2 principales :
- l’infection gastro intestinale aiguë avec déséquilibre de la flore intestinale et souvent en présence de colibacilles ;
- le coup de chaleur : accident par manque de prévention engageant presque toujours la responsabilité de l’adulte. Ce coup de chaleur peut survenir quelle que soit la saison.
En été
C’est l’exposition au chaud, au soleil, c’est le landau dont l’ouverture est protégée par un tulle isolant des insectes et qu’on laisse en plein soleil, c’est l’insouciance et le terme est beaucoup trop faible de parents qui laissent un enfant trop longtemps dans une voiture fermée. Le soleil tourne vite, l’ombre disparait, la voiture devient une étuve et l’accident, parfois mortel, peut se lire chaque année dans les faits divers.
En hiver
Le responsable est : un chauffage intense et un enfant trop couvert.
Les signes de la déshydratation
Ils sont nombreux :
- aspect général inquiétant ;
- visage pâle, teint grisâtre et nez pincé ;
- regard fixe et anxieux avec des yeux cernés ;
- cri faible comme un appel au secours angoissé,
- une angoisse qui fait mal ;
- fièvre très élevée, les lèvres, la langue, les muqueuses sont desséchées, les fontanelles sont déprimées comme pour l’état de choc ;
- pouls filant, supérieur à 100 -140 battements/minute, difficile à prendre ;
- respiration superficielle ; parfois convulsions ;
- il est possible de chercher le signe du « pli cutané » en pinçant légèrement la peau du nourrisson ; celle ci garde la marque du pincement, parfois même les empreintes des vêtements ;
- amaigrissement, visible à l’oeil nu.
Ce qu’il faut faire
Il faut agir rapidement. L’état de choc peut conduire à la mort ; les convulsions montrent la souffrance du cerveau et peuvent laisser des séquelles. Il faut :
- découvrir le nourrisson ;
- le faire boire autant que possible ;
- éviter tout excès de chaleur (température de la chambre 20°) ;
- le rafraichir par des linges humides ;
- appeler le médecin d’urgence ;
- substituer au lait une soupe de carottes (pour 1 I d’eau, 2 pincées de sel, kg de carottes : faire bouillir le tout pendant 2 h.) ;
- en cas d’inconscience ou de coma, coucher le nourrisson sur le côté et l’évacuer en urgence sur un service de pédiatrie.
En résumé
La déshydratation faisant suite à un coup de chaleur est une faute grave de prévention. Chaque mère de famille doit en être consciente :
- ne pas surchauffer les appartements ;
- ne pas rajouter une couverture en cas de maladie ; ne pas exposer à la chaleur. Il faut savoir évaluer la perte de poids du nourrisson et alerter rapidement le médecin.