La grossesse extra utérine est le développement de l’ovule fécondé, c’est à dire de l’oeuf, hors de la cavité utérine. L’oeuf se développe alors dans l’une des deux trompes (grossesse tubaire) mais il peut aussi se développer dans la cavité péritonéale (grossesse abdominale).
Elle concerne toutes les femmes au stade d’activité génitale, ayant des rapports sexuels et non protégées par une méthode de contraception orale.
La grossesse extra utérine est actuellement une maladie de fréquence croissante. Elle survient surtout à la suite de traitements contre la stérilité, d’avortements et d’infections génitales (tuberculeuses en particulier). On l’observe aussi assez souvent chez la femme porteuse d’un stérilet et présentant néanmoins une grossesse.
est le type même de l’urgence chirurgicale. Heureusement elle est rare. Elle se traduit par une douleur brutale, en coup de poignard, intense, localisée dans le bas de l’abdomen et pouvant entraîner une syncope. Elle s’accompagne d’un état de choc avec pâleur, sueurs froides des extrémités, soif vive, tension artérielle effondrée, pouls rapide et imprenable.
C’est à l’hôpital, où la malade est amenée en urgence, en général par une personne de son entourage, que le diagnostic sera porté après un examen gynécologique et surtout par le toucher vaginal qui arrache un cri à la malade prostrée.
Cette forme traduit la rupture brutale dans le péritoine de la trompe contenant l’oeuf. Elle peut survenir de façon inopinée et n’être précédée d’aucun signe. Mais parfois elle survient chez une femme qui a omis de tenir compte de certains signes d’alarme et ce sont ces signes que toute femme doit apprendre à reconnaître.
Il faut alors envisager deux cas :
En effet, ces signes chez une femme enceinte doivent toujours évoquer une grossesse extra utérine, et comme il y a toujours le risque d’une rupture intrapéritonéale brutale, un examen gynécologique s’impose. Si celui ci est négatif, le gynécologue conseillera alors seulement un repos strict. Si celui ci est en faveur d’une grossesse extra utérine, l’hospitalisation sera demandée d’urgence. Elle sera suivie d’une intervention, mais celle ci aura lieu (après examens complémentaires : coelioscopie) en dehors du contexte de l’urgence et sera donc réalisée dans des conditions favorables.
En résumé donc, toute femme enceinte ou susceptible de l’être, qui présente des manifestations menstruelles anormales par rapport aux signes habituels qu’elle connaît, doit sans retard aller consulter un gynécologue. Cette simple consultation permettra dans de nombreux cas d’éviter la forme aiguë cataclysmique de rupture intrapéritonéale qui nécessite alors une intervention chirurgicale en urgence, situation qu’il est préférable et facile d’éviter.