La méningite

On appelle méningite l’inflammation des méninges ; elle peut être d’origine microbienne ou virale. Il s’agit d’une maladie sérieuse qui nécessite un traitement précoce et des soins vigilants.

Grâce aux antibiotiques, toutes les méningites, à part quelques cas exceptionnels, guérissent à présent pratiquement sans séquelles, à condition que le diagnostic ait été posé rapidement.

Il existe deux sortes de méningites, de gravité tout à fait différente : 

La méningite dite purulente

due à un germe microbien (souvent le méningocoque), maladie certes grave, mais efficacement combattue par les antibiotiques.

La méningite lymphocitaire

due à une atteinte virale ; elle guérit spontanément sans traitement et sans complications, grâce aux seuls mécanismes de défense du corps humain. Elle constitue l’une des complications des maladies infantiles comme les oreillons ou la rougeole. Ses symptômes sont en général moins nets, moins sévères et moins alarmants que ceux observés lors d’une méningite purulente.

Description de l’atteinte méningée typique

  • L’atteinte méningée se traduit par de violents maux de tête ; s’il s’agit d’un nourrisson, il gémit et son visage reflète un profond malaise.
  • Elle se signale également par des nausées ou des vomissements en jet, accompagnés d’un état de malaise plus ou moins marqué.
  • Chez le nourrisson, on remarquera que la fontanelle est tendue et bombée.
  • Enfin la raideur de la nuque (l’enfant qui a mal lorsqu’on lui fait remuer la tête) est un symptôme qui facilite le diagnostic.

Dans la majorité des cas, l’atteinte méningée s’accompagne d’une fièvre élevée. Il faut néanmoins savoir que très souvent, et surtout chez le nourrisson, l’atteinte méningée ne se présente pas d’une manière aussi typique et aisément reconnaissable.

De plus, tous ces symptômes peuvent se trouver associés dans d’autres maladies comme la grippe, ou une angine aiguë sévère, et l’établissement du diagnostic de méningite n’est pas toujours chose facile.

Les examens complémentaires

Toute suspicion d’atteinte méningée mérite d’être prise très au sérieux et l’on doit effectuer les examens complémentaires permettant d’y voir plus clair.

Le médecin vous demandera donc de faire rapidement hospitaliser l’enfant, afin de procéder sans tarder à toute la batterie des examens complémentaires, à commencer par la ponction lombaire, qui consiste à retirer une toute petite quantité de liquide céphalorachidien afin d’examiner son contenu.

Ne craignez pas trop cet examen absolument indispensable à l’établissement du diagnostic, il est d’autant plus facile à astiquer que l’enfant est plus petit.

Le traitement

Le traitement préventif :

Lorsqu’une épidémie de méningite cérébrospinale (méningite purulente à méningocoque) se déclare dans une collectivité d’enfants (la contagion se fait par l’intermédiaire des sécrétions nasales), il est nécessaire que tous les enfants soient soumis à un traitement prophylactique à base de sulfamides et de pénicilline pendant une dizaine de jours. Le méningocoque est extrêmement sensible à ces thérapeutiques qui donnent ainsi toute garantie.

Le traitement curatif : Il consiste essentiellement en une antibiothérapie adaptée au germe responsable déterminé par la ponction lombaire. Elle obéit à deux impératifs :

  • elle est menée à très fortes doses ;
  • et avec des antibiotiques capables de traverser l’espace méningé.

Attention :

Les antibiotiques ont aussi leurs revers : en effet des antibiotiques donnés à un jeune enfant pour une simple fièvre, sans diagnostic précis, risquent de camoufler les symptômes d’une méningite, rendant son diagnostic plus tardif et sa guérison plus aléatoire. Il vaut donc mieux, dans les maladies infectieuses du jeune enfant, ne donner des antibiotiques que lorsqu’un diagnostic précis a été posé.