Accueil du site

 La reprise du travail

Sur le lieu du travail, il n’y a pas les mêmes implications affectives qu’au sein de la famille. Cela ne veut pas dire que les choses se passent forcément mieux. En effet, on ne peut pas demander à tout le monde d’être au fait des problèmes que pose l’alcool. Et, parfois, les collègues de bureau peuvent réagir curieusement face à celui (ou celle) qui se bat jour après jour pour préserver son abstinence. Ceux qui n’avaient pas pris conscience du problème de votre compagnon (ou compagne) peuvent se moquer de lui (ou d’elle), gentiment ou non, en avançant leurs théories fallacieuses sur l’alcoolisme, et l’inciter à prendre un petit verre pour fêter son retour. Ceux qui avaient conscience du problème reconnaissent les efforts que l’ancien buveur fait pour rester sobre, mais ne les considèrent pas toujours avec le respect qu’ils méritent. Certains considèrent l’abstinence totale comme étant encore plus étrange et suspecte que l’alcoolisme, et préfèrent rejeter leur collègue plutôt que d’avoir un regard sur leur propre relation avec l’alcool.

Heureusement, il existe des gens qui, même sans connaissance particulière de cette maladie, ont la finesse de comprendre qu’il faut respecter la démarche de celui (ou celle) qui veut s’en sortir. La reprise du travail sera alors, pour votre compagnon (ou votre compagne), un élément positif de plus qui viendra s’ajouter à la construction de sa nouvelle vie.

Quant à vous, vous devez être conscient des problèmes qui peuvent se poser sur son lieu de travail, car vous devrez sûrement affronter (et essayer d’enrayer) des phases de dépression. Mais il n’est pas question de vous mettre à téléphoner à ses collègues de bureau pour leur faire entendre raison. Personne ne le comprendrait ni même votre compagnon (ou compagne) s’il (ou elle) venait à l’apprendre et cela ne servirait à rien. En revanche, à la maison, soyez à l’écoute de ses problèmes et ne vous attaquez qu’à ceux que vous pouvez résoudre.

Faut il exclure l’alcool de la maison ?

Comme vous l’avez compris, c’est une question que vous devez soulever à deux. Ce n’est pas à vous seul de décider, par exemple, la suppression de toute bouteille dans la maison, car ce serait inévitablement perçu comme une mesure répressive et la preuve flagrante d’un manque de confiance. De plus, même après qu’il (ou elle) ait cessé de boire, la communication avec un(e) alcoolique n’est pas toujours facile. C’est pourquoi débattre avec lui (ou elle) d’un problème simple de la vie quotidienne est une bonne façon d’amorcer la reprise du dialogue.

La drogue

L'alcool

Enfants

Soins

Et Aussi

Conseils sante