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 La rubéole chez la femme enceinte

La rubéole est une maladie infectieuse, épidémique, bénigne, sauf chez la femme enceinte où elle est considérée comme très grave pour le foetus. Celui ci risque de présenter des malformations congénitales graves (oculaires, cardiaques, auriculaires, cérébrales) pouvant survenir durant les trois premiers mois de la grossesse et d’autant plus à craindre que la grossesse est plus récente.

Le vaccin anti rubéoleux

C’est un vaccin vivant atténué mis au point aux Etats Unis. La vaccination comporte une seule injection en général parfaitement bien tolérée. L’immunité est obtenue dans 95% à 100% des cas. La vaccination d’un sujet déjà immunisé n’a aucun inconvénient, ce qui incite à préconiser actuellement la vaccination systématique des fillettes durant la période prépubertaire.

Ce qu’il faut faire

Chez une jeune femme désirant un enfant, il faut doser les anticorps rubéoleux du sérum sanguin :

En présence d’une femme enceinte de moins de 3 mois et qui a la rubéole :

Il est conseillé formellement l’interruption de grossesse sauf si la femme s’y oppose pour des raisons personnelles (affectives ou morales). Encore sera t il bon d’essayer de la convaincre.

Si la même femme est enceinte de plus de 3 mois :

C’est ici que se pose à la conscience du médecin l’un des problèmes les plus délicats. Que doit il conseiller ? Que ferait il si cette femme était la sienne ? Cette décision étant laissée à chaque médecin et dépendant de particularités très différentes selon chaque cas, il est impossible de donner un avis général. De toute façon si l’on décide de laisser continuer la grossesse, on administre à la femme des immunoglobulines obtenues à partir de sangs riches en anticorps.

En présence d’une femme enceinte de moins de 3 mois :

qui a été en contact avec un rubéoleux mais n’a pas la rubéole : Si le contact date de moins de 15 jours (délai d’incubation), il faut faire doser les anticorps sanguins. Si ce taux est élevé, l’augmentation provient d’une immunité ancienne car le taux des anticorps par contamination n’augmente qu’après 16 jours, et donc la femme peut être considérée comme protégée. S’abstenir alors de toute médecine préventive.

Si le taux des anticorps est inférieur à 1/80, la femme est vulnérable et on lui administre déjà les immunoglobines. Un nouveau dosage pratiqué 15 jours plus tard permettra de savoir si la femme a été vraiment contaminée ou pas et c’est là que la décision d’interruption de grossesse se posera une nouvelle fois.

Mise au point importante

Des informations inexactes ont contribué à terroriser un grand nombre de femmes enceintes qui s’imaginent qu’elles ont contracté la rubéole sans s’en apercevoir et que le seul fait d’avoir rencontré depuis plus de vingt jours un rubéoleux suffit pour leur faire engendrer un enfant anormal. Cela est en général faux pour deux raisons :

Or cette maladie ne passe pas inaperçue et les cas cités de rubéole sans manifestation clinique décelable restent du domaine de l’exception.