La sciatique vertébrale commune se manifeste par une douleur du membre inférieur provoquée par la souffrance d’une racine du nerf sciatique.
Il s’agit d’une compression de cette racine nerveuse par un des deux disques intervertébraux séparant la quatrième vertèbre lombaire de la cinquième vertèbre lombaire et cette dernière de la première vertèbre sacrée.
C’est en effet à la hauteur de ces deux derniers interlignes lombaires que les racines du nerf sciatique, en raison de leur situation de voisinage, sont les plus vulnérables. Une tension du disque sur son anneau fibreux postérieur peut être responsable d’une douleur lombaire, mais il faut une saillie de ce disque, la hernie, pour comprimer et irriter une racine du nerf sciatique.
Les circonstances provocatrices de la douleur sont aussi mécaniques : effort de soulèvement, mouvements de la colonne vertébrale, toux, effort de défécation, éternuement. La condition d’apparition de la crise est très frappante lorsque l’on retrouve un effort, un traumatisme. Mais ce qui est le plus évocateur, c’est la netteté de l’influence déclenchant de ce facteur mécanique plutôt que de son intensité : un simple mouvement de flexion qui installe la douleur a autant de valeur qu’un effort de soulèvement ou une chute.
Elle est violente, exacerbée par le moindre mouvement, invalidante ; elle traduit la souffrance du nerf sciatique et de la colonne vertébrale.
La douleur intéresse en général la cuisse, la jambe et le pied, et le malade montre alors le trajet de la douleur, mais elle peut quelquefois ne pas dépasser le genou. Elle s’accompagne assez souvent de fourmillements et d’engourdissement dans la jambe ou le pied.
En général, le malade ressent également une douleur vertébrale lombaire, soit en barre, soit latéro vertébrale du haut de la fesse avec parfois un écho inguinal.
Si la sciatique est récente (moins de 2 mois), modérée et peu invalidante, elle relève d’un traitement médical. En revanche, si cette névralgie sciatique a un caractère rebelle (plus de 4 mois) et est invalidante, le traitement chirurgical pourra s’imposer. L’examen clinique pratiqué par le médecin et les radiographies des vertèbres lombaires et sacrées permettront d’affirmer le diagnostic de hernie discale, en général cancéreuse, mal de Pott, tumeurs intrarachidiennes, spondylarthrite ankylosante, zona.
Le premier geste à faire en cas de crise douloureuse est de mettre le malade au repos absolu couché, de préférence sur le dos, et de lui donner de l’aspirine. Ces premières mesures étant prises, on doit faire appel au médecin.
La sciatique disco radiculaire commune relève du traitement médical et exceptionnellement de la chirurgie.
Le traitement médical a un double but : d’abord lever la compression en réduisant si possible la saillie discale, et ensuite lutter contre l’inflammation de la racine nerveuse.
Le premier but peut être atteint par des moyens mécaniques, le second à l’aide de médicaments anti inflammatoires. Ces deux méthodes se complètent et peuvent être réalisées simultanément.
Pour essayer de réduire la saillie discale, il est de première importance de laisser le malade au repos absolu, couché de préférence sur le dos, ou relatif ; on évitera ainsi les poussées exercées sur le disque hernié.
Le médecin pourra être amené â compléter plus tard le repos par une immobilisation de la charnière lombo sacrée, à l’aide d’un corset plâtré qui, ultérieurement, pourra être remplacé par un 1cmbostat en coutil baleiné de lames métalliques.
Après la phase du repos, il entreprendra une mobilisation rachidienne par des manipulations ou des tractions vertébrales. La mobilisation vertébrale, dont le but est de réduire la hernie discale, doit être abandonnée en cas d’échec ou insuffisance de résultat après deux ou trois séances.
Elles ont pour but de lutter contre la congestion de la racine nerveuse comprimée, autrement dit de supporter l’inflammation responsable de la souffrance radiculaire. Cette action anti inflammatoire peut être obtenue de deux façons : par voie générale et par voie locale.
comportent l’aspirine et les calmants de la douleur, la phénylbutazone, qui a un pouvoir anti inflammatoire puissant, mais qui nécessite une surveillance médicale et un régime sans sel.
les dérivés de la cortisone peuvent être employés par voie générale, de préférence dans les sciatiques très douloureuses, à dose élevée les deux premiers jours et en abaissant graduellement cette dose les jours suivants.
Il y en a de deux sortes :
L’emploi des injections locales est de beaucoup la plus logique des thérapeutiques de la sciatique à toutes ses phases, surtout depuis l’avènement des dérivés de la cortisone.
Plusieurs voies d’introduction sont utilisées pour atteindre le canal rachidien en passant par les orifices du sacrum ou par les espaces intervertébraux.