Rare, elle n’est généralement détectée qu’à partir du moment où l’on peut mettre le bébé en position assise, c’est à dire autour de 5 à 6 mois : on remarque alors qu’il n’est pas bien droit, et qu’il tient la tête penchée par rapport à la ligne du dos.
Il est néanmoins possible de détecter cette scoliose plus tôt, et ceci en veillant à toujours observer le bébé tout nu et couché à plat ventre : en effet, mis à plat ventre sur un plan dur, le nourrisson scoliotique n’a pas une colonne vertébrale rectiligne. Celle ci se présente en arc de cercle, le creux de la nuque n’étant pas placé sur la même droite que la partie supérieure de la raie des fesses.
Lorsque l’on constate qu’un bébé a une scoliose, il convient de faire une radiographie de la colonne vertébrale.
La scoliose du nourrisson régresse très bien, en 3 ou 4 mois, grâce à une gymnastique appropriée qui devra être pratiquée une ou deux fois par semaine par un kinésithérapeute entraîné et, dans l’intervalle, par les parents.
Dans les cas les plus sévères, il conviendra de faire coucher l’enfant, la nuit, et quelques heures par jour dans une coquille plâtrée (les bébés supportent mieux que prévu cet inconvénient).
Une attitude scoliotique est une mauvaise position de la colonne vertébrale qui se corrige lorsque l’on demande à l’enfant de se pencher en avant, en faisant le gros dos.
Les vertèbres ne présentent aucune anomalie : elles sont bien en place, les unes au dessus des autres.
Il est fréquent de ne trouver aucune cause physiologique tangible à ces mauvaises positions ; il est en revanche clair que certaines difficultés psychologiques sont tout à fait susceptibles de les provoquer : l’enfant ou l’adolescent inhibé et peu sûr de lui, ayant spontanément une attitude de repli.
De toute manière, tout enfant ou tout adolescent qui se tient mal doit être soigneusement examiné : nu, jambes jointes et placées en position bien symétrique. Bien souvent, on est amené à constater un phénomène banal au cours de la croissance : l’inégalité de longueur des membres inférieurs. Cette inégalité peut être imputable à une dissymétrie dans la
position des jambes, l’un des pieds de l’enfant étant plus aplati que l’autre : en effet, toute une série de facteurs interviennent dans la longueur des membres inférieurs (leur rectitude, l’angle du col du fémur, la forme du genou et du pied).
Lorsque l’on constate une inégalité dans la longueur de ses membres inférieurs, il conviendra de faire porter une talonnette à l’enfant, afin de compenser le déséquilibre du bassin responsable de l’attitude scoliotique.
Cette inégalité des longueurs des membres inférieurs se rattrape généralement au cours de la croissance, et elle ne porte que rarement à conséquence.
Les mesures à prendre : il est bon que les enfants ou les adolescents qui ont une attitude scoliotique pratiquent régulièrement soit une gymnastique appropriée, soit un sport faisant travailler de façon symétrique leurs deux bras, par exemple l’aviron ou la nage sur le dos.
Elles relèvent de la pathologie et méritent d’être surveillées par un chirurgien orthopédiste.
la scoliose vraie peut être imputable à une anomalie des vertèbres ou à un trouble musculaire précis.
Très souvent, elle n’est imputable à aucun des deux facteurs précédents, et seule une prédisposition familiale semble l’expliquer.
la scoliose vraie débute fréquemment dans la période qui précède la puberté et peut, dans certains cas sévères, avoir tendance à évoluer. C’est pour cette raison qu’une surveillance radiographique rigoureuse s’impose.
la gymnastique corrective doit être effectuée avec beaucoup de sérieux, quelquefois elle suffit à améliorer la situation. De toute façon, il vaut mieux que l’enfant dorme sur un plan assez dur, la méthode la plus simple consistant à mettre une planche sous le matelas.
Il arrive toutefois que, devant certains cas évolutifs, le chirurgien orthopédiste soit amené à prescrire le port d’une coquille plâtrée pour la nuit, ou le port permanent d’un plâtre destiné à maintenir la colonne.
Il pourra enfin, en dernier ressort, envisager une intervention chirurgicale, destinée à maintenir entre eux les corps des vertèbres touchées.