La spasmophilie ou tétanie chronique est une maladie fréquente. C’est un état d’hyperexcitabilité neuro musculaire sans cause biologique évidente, se manifestant par des crises dites tétaniques entre lesquelles subsistent des signes de tétanie latente.
La prédominance féminine est flagrante et bien souvent la maladie apparaît entre 20 et 30 ans. La crise de tétanie se manifeste par une impression d’angoisse, des fourmillements des extrémités, puis l’apparition de contractions plus pénibles que douloureuses, généralisées, prédominant aux extrémités, notamment aux membres supérieurs où elles réalisent la main d’accoucheur (doigts serrés en extension, pouce en adduction forcée dans le creux de la paume de la main et des autres doigts). Elles touchent à un moindre degré les membres inférieurs avec spasmes du pied en hyper extension, et le visage qui est crispé avec bouche en « museau de carpe ». Pendant la crise, la femme est anxieuse, oppressée, couverte de sueurs. La crise va se résoudre en quelques minutes et plus vite sous l’action d’un traitement adéquat. Les signes de tétanie latente mettent en évidence, en dehors des crises, l’hyperexcitabilité neuromusculaire. Ce sont :
Si l’homme n’est pas épargné par la spasmophilie, force est de reconnaître qu’elle atteint beaucoup plus souvent le sexe féminin : jeune fille, jeune femme. Il s’agit de patientes de grande fragilité émotionnelle, neurotoxiques, anxieuses et dont le comportement général a quelque parenté avec l’hystérie.
Les phénomènes respiratoires interviennent chez la spasmophile à plusieurs niveaux. Pendant la crise même, le malade se plaint d’une très forte striction pharyngée et certaines crises larvées se résument à cette striction. Le problème respiratoire se retrouve dans le déclenchement des crises : par exemple la recrudescence, pour un quelconque motif, des phénomènes d’angoisse peut se traduire par une peur d’étouffer, illégitime, qui va donner une alcalose et, par ce biais, la crise de tétanie. Cette névrose respiratoire va souvent de pair avec une claustrophobie, les crises survenant volontiers dans les espaces clos. Certaines crises surviennent à l’effort physique, si celui ci s’est accompagné d’une accélération abusive du rythme respiratoire.
L’extension aux organes des phénomènes de spasme peut donner des spasmes gastriques ou pyloriques, des douleurs coliques, des spasmes des trompes également, les règles douloureuses étant particulièrement fréquentes chez les spasmophiles.
Elle est réputée bonne. On peut observer au mieux quelques crises sans lendemain et au pire des crises presque quotidiennes alternant avec des moments de tranquillité ; ces crises sont particulièrement sévères, notamment en phase prémenstruelle, en cas dé grossesses répétées et de lactation, en fin d’hiver, enfin et surtout lorsque les conditions de la vie socio professionnelle ou familiale sont tendues.
La maladie est aggravée par un mauvais sommeil. Le traitement que le médecin prescrira consiste donc surtout à assurer à la malade un sommeil régulier et à lui assurer une détente nerveuse grâce à des sédatifs légers.
A côté de la spasmophilie d’origine nerveuse, il existe des tétanies secondaires à des troubles métaboliques, mais elles sont moins fréquentes. Parmi ces dernières on connaît :
D’autres troubles métaboliques peuvent être en cause, la baisse du magnésium sanguin, les désordres acide basiques et particulièrement l’alcalose.
En conclusion, le problème est de distinguer entre les crises de tétanie des spasmophiles et celles qui sont liées à d’autres causes beaucoup plus rares.