Il faut préciser que le terme de tennis elbow, si cher aux orthopédistes, ne doit pas être pris au pied de la lettre, car l’affection qu’il désigne est, en fait, plus rare chez les athlètes que chez les personnes ne pratiquant aucun sport. Il s’agit en réalité d’une épicondylite, c’est à dire de l’inflammation de l’épicondyle, petite protubérance de l’extrémité inférieure du bord externe de l’humérus. Elle est fréquente chez les ménagères, les travailleurs manuels : manoeuvres, plombiers, charpentiers, etc., elle peut même exister chez un joueur de tennis. L’origine de la maladie demeure assez imprécise. Tout le monde, néanmoins, est d’accord sur un point : il est rare que les douleurs apparaissent immédiatement après le traumatisme ; elles évoluent plutôt de manière et insidieuse.
Selon une théorie largement admise, de minuscules déchirures du tendon des muscles qui se rattachent à ce niveau seraient à l’origine de la douleur. D’autres théories incriminent une périostite, une synovite radio humérale, enfin, une névrite des branches du nerf radial. Généralement, l’épicondylite guérit spontanément et dure rarement plus d’un an.
Classiquement, le tennis elbow se caractérise par une douleur exquise dans la région externe du coude.
Dans la période aiguë, on obtient généralement des résultats spectaculaires en injectant directement dans la région douloureuse, au niveau de l’épicondyle, un dérivé de la cortisone ou bien en prescrivant un anti inflammatoire. En dehors de ces mesures, le traitement principal du tennis elbow est le repos. Certains préconisent l’immobilisation complète au moyen d’un plâtre ; d’autres récusent ce procédé qui, selon eux, provoquerait une atrophie musculaire et, par suite, une réapparition des douleurs au moment où le blessé reprendrait ses activités. Ils lui préfèrent un bandage non élastique de 6 cm de large enroulé autour de l’avant bras, immédiatement au dessous du pli du coude. Cette technique semble efficace.
Si le patient exerce un métier très fatigant pour les avant bras et les mains, ou s’il persiste à jouer au tennis, l’épicondylite peut devenir chronique. Pour calmer les crises aiguës qui surviennent immédiatement après le travail ou les activités sportives, on conseille l’application de compresses humides très chaudes et la prise d’aspirine à forte dose, respectivement une 1/2 h et 10 min. avant le travail ou l’activité sportive ; les massages avec un onguent salicylé ; les ultra sons (une séance par jour pendant 5 jours au plus, chaque séance ne dépassant pas 3 min.) ; éventuellement, des douches sous marines (10 min. par jour).
On pense que chez le joueur de tennis l’affection est liée à une utilisation incorrecte de l’avant bras en tant que source de puissance, généralement dans les revers. Un joueur débutant met toute la force de son coup dans l’avant bras au lieu de l’accompagner du poids de son corps. Mais peut être est ce dans la structure anatomique elle même de l’articulation du coude qu’il faut rechercher la cause première du tennis elbow ; en effet, si le coude est tellement sensible aux surcharges, c’est qu’il est, en tant que levier, désavantagé sur le plan mécanique.
Pour améliorer la force, l’endurance et la souplesse de l’avant bras, certains champions de tennis recommandent d’exécuter chaque jour les exercices suivants :