La toxicomanie s’est développée considérablement depuis ces dernières années et nous sommes tous concernés par ce phénomène inquiétant qui atteint tous les milieux sociaux. Dans chaque pays, les pouvoirs publics ont classé certaines substances illicites dans une nomenclature précise et contrôlée mais laissent en circulation l’alcool. Il y a donc, au niveau des règlements, des drogues licites et des drogues illicites. Les médecins distinguent par drogue toute substance qui non seulement entraîne une accoutumance et une dépendance du sujet mais encore l’oblige, avec le temps, à augmenter la dose. Enfin, pour les toxicomanes, la drogue est un produit légal ou illégal qui leur permet de « devenir high ». Le toxicomane n’est pas un usager occasionnel de la drogue, mais un sujet devenu psychologiquement ou physiquement dépendant du produit utilisé. Ainsi un alcoolique ou un fumeur soumis à l’alcool ou au tabac est un toxicomane, alors qu’un fumeur de marijuana occasionnel n’en est pas un.
On classe les stupéfiants en deux catégories :
En Europe occidentale il circule peu de marijuana, mais beaucoup de haschisch dont il existe au moins 70 variétés, Celui qui est utilisé est d’origine marocaine ou libanaise. C’est un produit relativement doux qui n’entraîne pas de dépendance. Cependant, fumer du haschisch provoque certains effets qui favorisent, par la suite, une attirance aux drogues dures. La consommation de ce produit provoque une sensation de « chaleur interne » qui rend disponible à la vie en groupe : on se sent bien ensemble. On ressent les mêmes « vibrations ». On acquiert aussi une meilleure sensibilité à la musique : les sons aigus sont mieux perçus. Le haschisch entretient un état d’esprit qui permet d’échapper aux réalités et d’éviter les confrontations sociales ; les jeunes qui vivent en groupe dans les communautés où l’on fume du haschisch mûrissent mal et restent adolescents. Il ne leur sera pas difficile alors de faire un pas de plus et d’utiliser des drogues dures pour échapper à leur angoisse de l’avenir. Ils feront une « planète » qui est « une libération vécue de tous les phantasmes, de tous les interdits imposés par 2000 ans de civilisation « judéo chrétienne ». Le souvenir même de ces planètes fait rechercher leur fréquence et, par conséquent, conduit les drogués à augmenter les doses.
Il faut s’assurer d’abord que cela est bien vrai. Puis, si vous en avez la certitude, vérifiez s’il s’agit d’actions occasionnelles ou répétées. Il faut essayer de se retrouver avec son enfant, déterminer à quel groupe de camarades il appartient, découvrir le conflit d’identification avec la famille, rechercher le conflit d’intérêt, comprendre ce qui, à l’encontre de sa famille, attire l’enfant dans un groupe d’amis. Enfin, il faut regarder la vérité en face et ne pas craindre de s’adresser à un spécialiste.
Le traitement des drogués est toujours aléatoire. Assujettis à une drogue, les toxicomanes se trouvent dans une situation de dépendance pénible. Beaucoup d’entre eux cherchent à y échapper. Ils s’adressent alors à des centres spécialisés ou à des centres privés communautaires qui tentent de les prendre en charge.