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 La vaccination antivariolique

Généralités

Le vaccin antivariolique a été découvert par Jenner en 1796. Celui Ci avait remarqué que les vaches atteintes par la vaccine ne contractaient pas la variole. La vaccination consiste à inoculer le virus de la vaccine qui est une maladie bénigne, ce virus ayant été préalablement atténué par le formol.

La vaccination antivariolique n’est plus obligatoire aux Etats Unis où l’on compte sur la disparition prochaine de cette maladie dans le monde.

Quand vaccine-t-on ?

La vaccination antivariolique est préférable au pied lorsque c’est possible, ainsi les traces ne seront pas inesthétiques.

La primo vaccination doit être effectuée dans le cours des deux premières années ; en France, elle est encore obligatoire, mais sera peut être supprimée dans les années à venir.

Il faut savoir que ce vaccin ne prend pas toujours, et que la loi oblige de le recommencer trois fois avant d’y renoncer.

On fait les deux autres tentatives à un mois au minimum d’intervalle après la première.

La revaccination se fait à l’âge de 11 ans, puis de 20 ans et en cas d’épidémie.

Comme pour les autres vaccins, il convient de les pratiquer lorsque l’enfant est en parfaite santé.

Comment vaccine-t-on ?

La vaccination se fait soit par bague, soit par une toute petite scarification de 1 mm de longueur, de préférence sur la partie externe de l’épaule. Elle peut également se faire sur le haut de la cuisse, ou sur le pied, si l’enfant ne marche pas. Un pansement sera laissé sur la zone du vaccin pendant 12 ou 48 h et ensuite changé régulièrement.

Les réactions au vaccin

Pour la primo vaccination, il n’y a pas de réaction immédiate. Mais au bout de 5 à 7 jours on voit apparaître une petite pustule qui signale la réussite de la vaccination. En son absence, on conclura que le vaccin n’a pas pris.

En quelques jours, cette pustule va devenir plus importante, blanchâtre et elle sera entourée d’une petite zone d’inflammation. L’enfant aura une fièvre plus ou moins élevée et quelquefois un ganglion sous le bras.

Tous ces symptômes constituent la maladie vaccinale. Celle ci ne dure jamais plus de 3 ou 4 jours et ne perturbe pas véritablement l’enfant. Entre le 15e et le 25e jour après le vaccin, une croûte remplacera la pustule.

Pour la revaccination, il y a une petite réaction précoce, traduite par une simple rougeur accompagnée de démangeaisons. Il arrive également qu’une toute petite pustule apparaisse ; elle guérira très rapidement.

Les mesures à prendre

Dès l’apparition de la pustule, la température de l’enfant doit être régulièrement prise et traitée, si besoin, par des antithermiques habituels associés à des calmants.

Soyez très vigilante : les complications graves (encéphalites) de la vaccination antivariolique (elles sont heureusement excessivement rares) sont en fait les complications consécutives à une fièvre non traitée.

Les contre indications du vaccin

La vaccination antivariolique est formellement contre indiquée : si l’enfant est sujet aux convulsions et qu’il a présenté des troubles cérébraux, et s’il a souffert d’importantes poussées d’eczéma.

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