Le diagnostic du ganglion de l’aine est complexe à établir.
Un ganglion non douloureux de l’aine ou peu douloureux peut être en effet la manifestation de maladies fort différentes, certaines bénignes, d’autres véritablement graves.
Quelquefois la blessure est évidente et l’on retrouve même une traînée de lymphangite (traînée inflammatoire apparaissant le long d’un vaisseau lymphatique) partant de la blessure et remontant assez haut sur la jambe. Dans ce cas, le ganglion est un peu douloureux à la palpation et le diagnostic évident. Le traitement est essentiellement composé d’antibiotiques.
Enfin il ne faut pas oublier la maladie des griffes du chat. Au début, le ganglion est gros, très induré, indolore, on retrouve parfois sur la jambe, du même côté, des traces de griffures. Le malade a de la fièvre, l’état général est altéré. Plus tard, le ganglion va se ramollir et suppurer. Les examens de laboratoire seuls préciseront le diagnostic, permettant de ne pas confondre cette maladie qui guérit, en général, spontanément avec d’autres atteintes des ganglions de l’aine plus graves.
En résumé, devant la présence d’un gros ganglion de l’aine, appelez toujours le médecin, car le ganglion inflammatoire (ou adénopathie) de l’aine peut être la manifestation de maladies beaucoup plus sérieuses.
Il peut s’agir en effet :
Les maladies malignes du sang pouvant se manifester par une adénopathie sont : la maladie de Hodgkin dont le diagnostic sera fait par ponction du ganglion ; la leucémie aiguë qui s’accompagne d’un état général très altéré ; la leucémie lymphoïde caractérisée par les altérations de la formule sanguine.
Le ganglion cancéreux peut être :
C’est dire combien le ganglion de l’aine doit être examiné très vite par un médecin qui ne devrait avoir de cesse avant d’avoir porté un diagnostic précis. D’autant que la guérison dans les maladies du sang et cancers précités dépend de la précocité du diagnostic.