Le phimosis (du grec phimos : lien) est une étroitesse du conduit prénuptial, c’est à dire du fourreau cutané (prépuce) qui recouvre le gland. C’est le plus souvent une anomalie congénitale. Pour cette raison, à la naissance d’un garçon, l’un des premiers gestes à faire est de vérifier si le prépuce est mobile et si l’on peut, en le retirant, découvrir le gland. Le phimosis congénital est souvent associé à des adhérences entre le prépuce et 4e gland. Mais il existe aussi des phimosis acquis, plus fréquents chez l’adulte que chez l’enfant.
Ses manifestations découlent de la gêne mécanique qu’il procure. Elles sont à peu près les mêmes, quel que soit le degré d’étroitesse du prépuce. L’urine passe toujours, mais si l’orifice du prépuce est très serré, le jet urinaire peut être très fin. Il se produit quelquefois une infection du gland recouvert par le prépuce et cette réaction inflammatoire peut être assez importante pour entraver le passage de l’urine. Elle siège à l’extrémité du prépuce qui apparaît comme une collerette épaisse et rouge. Il suffit en général de baigner la verge dans de l’eau modérément chaude pour que l’urine s’évacue. Mais ce genre d’incident nécessite un traitement médical et une circoncision. Parfois, le garçon conserve son phimosis jusqu’à la puberté et au delà. Dans ce cas, la famille est un peu coupable et surtout les médecins qui ont eu l’occasion d’examiner l’enfant, car ces phimosis de l’adulte occasionnent une gêne d’une tout autre portée : l’érection est mécaniquement difficile et douloureuse. L’adolescent essaie de l’éviter, mais il se crée ainsi une situation conflictuelle qui peut avoir des conséquences graves sur le comportement sexuel futur du jeune homme. S’il essaie d’avoir des rapports, ils sont douloureux, voire difficiles, et là le choc psychologique est encore plus grave. En général, le jeune homme se décide à consulter à ce stade et le médecin va conseiller la circoncision, car cette intervention constitue le véritable traitement du phimosis. Chez le nouveau né, on peut quelquefois réduire les adhérences préputiales en dilatant doucement l’orifice rétréci du prépuce, mais cette manoeuvre ne réussit pas toujours, le garçon a plus tard des difficultés à dégager son gland, les rapports sont difficiles et il ne faut pas négliger le risque qu’il court de présenter plus tard un paraphimosis ou étranglement du gland.
Elle est donc la meilleure des solutions, mais c’est une intervention qui, pour être bénigne, n’en doit pas moins être faite avec le plus grand soin. Elle consiste à réséquer parcimonieusement le fourreau prénuptial et largement la collerette muqueuse permettant ainsi un affrontement de la peau et de la muqueuse qui demeurera caché. Parfois, l’allongement du frein de la verge est indispensable par incision transversale et suture.
Les avantages de la circoncision sont nombreux :
Il est rare chez l’enfant, mais fréquent chez l’adulte et exige la recherche : d’un diabète ; d’une tumeur de la verge ; d’une infection du gland ou du prépuce ; d’un chancre syphilitique.
Ne pas craindre d’examiner soigneusement la verge des garçons nouveau nés et demander à un chirurgien d’intervenir chaque fois que la mobilité du prépuce sur le gland paraît insuffisante et incomplète. La circoncision est une intervention bénigne qui a quelques avantages et aucun inconvénient