Les accidents de montagne

Il faut savoir qu’une course en haute montagne n’est pas dénuée de risques, les accidents sont nombreux chaque année ; les causes en sont multiples.

Les principales causes des accidents

Les mauvaises conditions météorologiques

  • les orages souvent brutaux et très fréquents en haute montagne ; 
  • les tempêtes de neige ; le brouillard risquant d’entraîner des erreurs de repères ; 
  • la foudre, particulièrement dangereuse, car elle frappe de tous les côtés ; 
  • le vent du sud chaud et sec qui risque de provoquer des avalanches.

Moyens de prévention

Prendre tous les renseignements sur la stabilité du temps auprès des organismes qualifiés, car le temps en haute montagne change très vite.

Un équipement défectueux

Partir en haute montagne insuffisamment équipé ou avec un matériel de mauvaise qualité équivaut à un véritable suicide. Quel que soit le matériel acheté, il doit être avant tout de bonne qualité, même s’il est coûteux. Il est recommandé, lorsqu’on envisage de partir pour plusieurs jours, d’établir une liste complète de matériel, de vivres, etc.

Les mauvaises conditions physiques et psychiques

Il faut savoir que certaines personnes ne s’adaptent pas à l’altitude (la pression d’oxygène diminue avec l’accroissement de l’altitude) ni au froid. D’autre part, certains sédentaires peuvent avoir des difficultés à s’adapter à des efforts brusques.

Les chutes les plus graves avec fractures surviennent toujours dans les premiers jours. De plus, certaines maladies se manifestent en haute montagne, en particulier les maladies cardio vasculaires, les insuffisances respiratoires (bronchite chronique des grands fumeurs), les anémies.

Moyens de prévention

  • Il faut s’assurer d’être en excellente santé avant d’entreprendre une sortie en haute montagne.
  • Dans tous les cas un entraînement progressif est vivement conseillé.
  • On peut dire que l’organisme s’adapte normalement dans un délai moyen d’une semaine,
  • Il faut prévoir suffisamment de vivres pour apporter le nombre de calories nécessaire à tout effort physique (3000 calories environ par jour pour un adulte).
  • Enfin il faut être assez sage pour savoir reconnaître ses limites.

La conduite a tenir

La foudre

Chaque année, elle tue de nombreuses personnes ; quelques précautions sont donc à prendre en cas d’orage : il faut éviter de se trouver sur les sommets ou sur les arêtes ; ne pas s’abriter sous un arbre isolé qui risque d’attirer la foudre ; ne pas porter d’objet métallique dirigé vers le ciel (fusil, piolet, outil, etc.). Il est conseillé de s’abriter dans un bois dense, sous un hangar métallique ou mieux dans un bâtiment muni d’un paratonnerre.

Le froid

Le froid peut déclencher ou favoriser de nombreux troubles.

C’est une réaction générale de l’organisme qui se manifeste par des troubles du comportement : lassitude, engourdissement et état de somnolence.

Si ces troubles apparaissent, il faut immédiatement mettre la personne atteinte au repos et effectuer un réchauffement doux et progressif. Dans le même temps, évitez toute perte de chaleur par une isolation la plus parfaite possible (sac de couchage, couverture, etc.), et assurez une protection efficace contre l’humidité.

Si la personne reste inconsciente, il faut envisager son transfert d’urgence dans un centre de réanimation.

Savoir organiser les secours

En cas d’accident grave, l’organisation des secours est primordiale. Sur le lieu même, il faut établir le bilan de la situation :

  • examiner l’état de chaque blesse,
  • rechercher les moyens disponibles pour assurer les premiers soins,
  • donner l’alerte en confiant un message écrit à un témoin valide qui se charge de prévenir les autorités compétentes.

Selon l’état des blessés, on peut envisager soit l’organisation d’un bivouac en attendant les secours, soit leur évacuation. Il faut savoir que les méthodes de sauvetage actuellement utilisées restent du domaine des spécialistes.