Accueil du site /

 Les aphtes de la bouche

Les aphtes buccaux constituent des lésions extrêmement répandues.

Aphte buccal simple

Il apparaît souvent chez l’enfant entre 3 et 10 ans, chez un adulte jeune ou un sujet âgé. Les femmes sont plus atteintes que les hommes. Le diagnostic d’aphte est souvent posé à tort pour toutes sortes de lésions même non ulcérées de la muqueuse. L’aphte est une lésion muqueuse ulcéreuse douloureuse. Le terme « aphte » caractérise l’impression subjective de brûlure qu’il détermine. Avant son apparition, on ressent une sensation de brûlure à l’endroit où va se former la lésion. Puis, après quelques heures, une tache rouge, enflammée, s’élargit, se nécrose en son centre et s’infiltre. Au tout début, l’aspect est celui d’une érosion plane qui se creuse en cupule. Sa couleur est variable, elle peut être blanche, couleur jaune très pâle, gris jaunâtre. L’ulcération est bordée d’un liséré très rouge. Sa base est légèrement infiltrée. Il n’y a jamais d’hémorragie. Le siège des aphtes buccaux (par ordre de fréquence décroissante) est surtout au niveau des zones de réflexion de la muqueuse buccale, muqueuse labiale, frein de la lèvre, muqueuse jugale, bords et face intérieure de la langue, plancher buccal, voile du palais, plus rarement face dorsale de la langue plus rarement encore palais dur, gencive, demi muqueuse des lèvres, paroi postérieure du pharynx.

En général, le nombre d’aphtes en même temps se limite à 2 ou 3.

Evolution

Au bout d’une semaine environ, la douleur s’atténue progressivement, le fond de l’ulcération se déterge et prend peu à peu une couleur rosée, tandis que l’aréole et l’infiltration disparaissent et
 que la lésion s’aplatit. Ainsi l’aphte simple muqueux ou aphte vulgaire disparaît sans laisser de traces. Son évolution dure de 7 à 10 jours habituellement.

Les poussées d’aphtes peuvent être plus ou moins espacées, une ou deux fois par an, une fois par mois en moyenne, à intervalles irréguliers ou au début des règles.

Cas particuliers

L’aphtose buccale diffuse est caractérisée par l’existence de signes généraux avec fatigue et élévation de la température, et par l’apparition d’aphtes siégeant sur la langue, les lèvres, le voile du palais, la face interne des joues. Il existe des aphtes de tailles différentes et la confluence n’est pas exceptionnelle les ulcérations infiltrées s’accompagnent d’un certain degré d’oedème des tissus adjacents, l’alimentation et même la déglutition de la salive sont rendues difficiles par l’exagération de la sensation de brûlure au moindre attouchement. Les ganglions cervicaux sont souvent palpables.

L’évolution peut durer une dizaine de jours, plusieurs poussées peuvent se succéder.

Traitement de l’aphte

Le traitement habituel de l’aphtose reste essentiellement symptomatique : calmer la douleur souvent aiguë, réduire les phénomènes inflammatoires et favoriser la cicatrisation du cratère ulcéreux à ces mesures s’associent toujours la désinfection buccale et l’éventuelle remise en état de la denture.

C’est ainsi que divers procédés aux résultats plus ou moins satisfaisants se relaient depuis des années à propos des aphtes buccaux : application de xyiocaïne à 5%, bains de bouche à l’aspirine ou à l’hydrate de chloral, applications d’acide trichloracétique, d’acide chromique, ou de nitrate d’argent, vitaminothérapie (C, B, PP) destinée à essayer d’enrayer l’éventuel caractère récidivant, les corticothérapies locale et générale restant réservées aux formes majeures. Un renouveau important dans cet abord symptomatique un peu disparate semble pouvoir être apporté par un gel gingival dont les principes actifs agissent aussi bien sur la douleur et les phénomènes inflammatoires que sur la cicatrisation des lésions.