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 Les champignons vénéneux

On classe les 3000 espèces de champignons existant sur l’ensemble du globe en 5 groupes : comestibles et savoureux, utilisables comme condiment, sans valeur culinaire mais inoffensifs, coriaces ou à odeur repoussante, vénéneux.

Les champignons vraiment comestibles se réduisent à une centaine. Les champignons vénéneux sont en nombre encore plus réduit. Parmi ces champignons vénéneux on distingue plusieurs groupes. Il faut opposer les champignons mortels et les champignons toxiques, pas mortels sinon exceptionnellement. L’effet nocif du champignon sur l’organisme est dû à la présence soit d’une substance qui s’attaque à des cellules de l’organisme en perturbant leur fonctionnement, ou en les détruisant par une toxine (ce sont les plus dangereux), soit d’une substance reproduisant l’effet de certains médiateurs chimiques du système nerveux.

Les champignons mortels

Amanite phalloïde :

chapeau vert olive foncé, à marge plus claire un peu striée, faiblement visqueux, lamelles à la face inférieure du chapeau, pied plus clair que le chapeau avec un anneau, volve, peu d’odeur.

Amanite vireuse :

chapeau blanc, courbe, lamelles blanches un peu verdâtres à l’extérieur, pied élancé avec anneau, volve blanche, faible odeur.

Amanite printanière :

même forme que l’amanite phalloïde, mais en blanc.

Amanite Lépiote :

chapeau rouge vineux avec écailles, lamelles blanches, pied robuste rouge vineux. Certaines ne sont mortelles que consommées crues. Les amanites possèdent deux toxines : la phalloïdine et l’amanitine. Les signes d’intoxication par ces champignons n’apparaissent qu’au bout de 12 à 24 heures, ce qui limite dangereusement l’action thérapeutique puisque le lavage gastrique pour évacuer les champignons non encore digérés est inutile (l’estomac se vide au maximum en 4 heures). Les signes en sont : diarrhée importante, vomissements, douleurs abdominales violentes, ce qui entraîne une déshydratation. Le malade a soif, et cet état peut aller jusqu’au collapsus (malade pâle, pouls rapide, tension très basse, malaise). Le sujet reste néanmoins conscient, parfois un peu somnolent, mais il ne délire jamais.

Il convient d’hospitaliser le malade le plus vite possible. Le lavage gastrique passé 4 heures après l’ingestion est, nous l’avons dit, inutile. La réhydratation par perfusion est essentielle. Il n’existe aucun traitement spécifique efficace et en cas d’intoxication sévère, c’est impuissant qu’on assiste vers le 3° jour après une courte phase de rémission à l’apparition d’une jaunisse avec hémorragie et trouble de conscience. Ces manifestations sont dues à la destruction par la toxine des cellules du foie. A ce stade la mort est fréquente, mais si le traitement arrive à éviter les complications, jusqu’à la régénération du foie, le malade est sauvé.

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