Le terme de convulsion fébrile signifie que la convulsion est imputable à la fièvre seule et qu’elle ne relève d’aucune autre cause.
C’est jusqu’à l’âge de 18 mois environ que l’on peut imputer les convulsions à la seule fièvre. Au delà, la fièvre peut certes avoir sa part dans le déclenchement des convulsions, mais il est rare qu’elle en soit la seule responsable. Le problème causal posé au médecin n’en sera que plus délicat.
Les convulsions fébriles sont des incidents fréquents et banals (il ressort des statistiques que 5 à 10% des enfants présentent ou présenteront une crise ou un incident de convulsion). Il faut néanmoins les prendre très au sérieux et les traiter avec vigilance.
Il faut savoir que dans la majorité des cas, ces symptômes sont très atténués. La plupart des crises de convulsions se bornent à un peu de raideur suivie de tremblements puis d’un état de torpeur ; et seul le regard fixe et révulsé de l’enfant témoigne de leur existence.
Chez le nourrisson et le petit enfant de 6 mois jusqu’à 2, les convulsions peuvent survenir au cours de toutes les affections courantes accompagnées de fièvre (rhino pharyngites, grippes, affections respiratoires), et de manière assez subite ; en effet, chez le bébé, la température monte et descend assez rapidement et il semble que ces brusques écarts de température soient à l’origine du déclenchement des crises. En outre, il ne faudrait pas sous estimer le problème du terrain ; tous les enfants n’ont pas la même prédisposition aux convulsions ; certains supportent sans peine 39°C ou même 40° C, alors que d’autres sont apathiques ou surexcités, dès que leur température approche du 39° C.
Lui administrer quoi que ce soit par la bouche tant qu’il n’a pas repris connaissance.
Même en cas de certitude quant à l’origine bénigne des convulsions (convulsions imputables à la fièvre seule), il est indispensable de faire pratiquer un examen complet des yeux, une radiographie du crâne, ainsi qu’un électroencéphalogramme, afin d’éviter qu’une méningite, également susceptible d’entraîner ce type de troubles, ne passe inaperçue.
Même si ces trois examens s’avéraient normaux, il convient de suivre pendant un temps plus ou moins long (compte tenu de la gravité de la crise) un traitement à base de gardénal ou de produits équivalents.
Si le premier électro encéphalogramme avait été perturbé, il est bon, pendant quelque temps, de procéder régulièrement à des électro encéphalogrammes pour surveiller l’évolution.