Les crises de convulsions qui ne sont pas imputables à a fièvre traduisent un dérèglement neurologique consécutif à une très grande excitabilité. On examinera ci après uniquement les crises d’épilepsie.
Elles ont perdu de leur caractère dramatique et l’on tend à les désigner en tant que crises comitiales.
Il arrive que des enfants présentent un seul incident comitial qui ne se reproduira pas. Pour le médecin, la difficulté réside dans son impossibilité à préjuger du caractère répétitif de cet incident, étant donné son ignorance quant aux tenants et aux aboutissants de ce phénomène.
La crise comitiale peut se présenter de différentes manières :
L’enfant perd brutalement connaissance et tombe à terre. Dans un premier temps, il se raidit, puis s’agite et tressaute, faisant bouger bras et jambes ; sa respiration est superficielle, il devient bleu. Cet incident peut durer quelques minutes, parfois davantage, puis tout rentre dans l’ordre. L’enfant s’endort d’un sommeil calme et prolongé. A son réveil, il est certes fatigué, mais ne se souviendra pas de ce qui s’est passé.
Elle se manifeste par une perte de connaissance brutale, sans chute et sans mouvements désordonnés. L’enfant est comme absent Cette absence dure quelques secondes, puis il reprend ses activités, sans éprouver le moindre malaise et sans sombrer dans le sommeil.
Cette courte absence s’accompagne parfois d’une chute, mais celle ci est nettement moins spectaculaire que dans le cas précédent. Il faut signaler que le Petit Mal est assez fréquent et quelquefois difficile à déceler.
entraînant soit un mouvement désordonné de la bouche accompagné du sentiment que l’on est incapable de parler, soit une impression d’étrangeté. La répétition de ce type de petit incident inexplicable, au scénario toujours identique, doit vous inciter à consulter sans tarder un médecin.
Il faut que la respiration de l’enfant puisse se faire le mieux possible. Pour cela, il faut desserrer ses vêtements et dégager le col, puis lui mettre un suppositoire qui l’apaisera. Le médecin appelé en urgence lui injectera, par la suite, un calmant.
Trois examens complémentaires s’imposent :
Le traitement sera naturellement déterminé en fonction des résultats des examens. Il faut savoir qu’une thérapeutique appropriée, c’est à dire susceptible de prévenir efficacement les troubles, est quelquefois difficile à trouver et que l’on est souvent amené à essayer la combinaison de différents médicaments avant de trouver le traitement qui conviendra le mieux à l’enfant. Il s’agit la plupart du temps d’un traitement à base de barbituriques, toujours de longue haleine ; rares sont les cas où on peut l’interrompre avant 4 ou 5 ans. On le poursuit, en général, au delà de la puberté et on ne l’interrompt qu’après 2 ou 3 années sans crise et avec un électro encéphalogramme normal.
Mis à part une observance stricte de ce traitement qui consiste à prendre régulièrement des cachets, l’enfant peut et doit mener une vie normale et insouciante. Il peut sortir seul, pratiquer des sports (sauf ceux où il risque de se trouver seul en cas de crise comme la natation et l’alpinisme) et partir en vacances en groupe.
Le point le plus important de ce traitement est la collaboration de l’enfant et surtout ce sentiment de confiance dans la vie et la sécurité qu’il faut savoir lui insuffler.