Les différentes sortes d’alcool

Les malades alcooliques ne cherchent pas, dans l’alcool, les plaisirs gustatifs. Si ce plaisir est certain lorsqu’on goûte un bon vin ou un cocktail savoureux, il disparaît dès que l’ivresse s’installe. Le goût est un sens très subtil et délicat qui ne rivalise pas avec la force des sensations que procure l’alcool. Chacun boit selon sa personnalité ou ses moyens : des alcools forts s’il souhaite un effet rapide, dilués dans du jus de fruit ou un soda s’il veut rester discret sur ce qu’il boit (c’est souvent le cas des femmes), de la bière s’il cherche à prolonger l’état d’ivresse ou du vin si ses moyens ne lui permettent pas de choisir. Toutefois, il faut savoir qu’un demi de bière à 4° contient autant d’alcool qu’un ballon de vin rouge à 10° et presque autant qu’un « baby » de whisky de cinq centilitres. Ensuite tout n’est qu’une question de quantité totale d’alcool absorbée.

Aucune sorte d’alcool n’est anodine puisque toutes peuvent conduire au stade ultime de l’ivresse. En écoutant parler ceux qui ignorent le problème, vous entendrez sûrement dire que la bière, ce n’est pas de l’alcool, que le vin c’est naturel donc ça ne peut pas faire de mal, surtout si on le choisit de bonne qualité, que le whisky est bon pour le coeur, que le grog arrête la grippe... Il ne s’agit pas, ici, de faire le procès de l’alcool. Il existe, a toujours existé, existera toujours et ce serait se tromper de cible. Ce qu’il faut attaquer, c’est la bêtise de la société, l’incompréhension ou la haine qui amènent des personnes à faire un usage excessif de cette boisson qui les détruit.

Les quantités d’alcool absorbées sont elles un signe ?

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, ce n’est pas toujours le cas. Certaines personnes peuvent engloutir quotidiennement des quantités faramineuses de boissons alcoolisées sans qu’elles souffrent pour autant d’un problème d’alcool, ni donc qu’elles soient malades alcooliques. D’autres personnes, en revanche, n’absorbent qu’une quantité dirons nous « raisonnable » d’alcool, mais leur volonté n’a plus aucune maîtrise sur l’acte de boire.

Encore une fois, tout dépend de la relation qu’entretient la personne avec la boisson. Si elle en est dépendante, si elle la considère comme une « drogue », si elle y pense tout le temps, quelle que soit la quantité absorbée, ou même la périodicité (tous les jours, tous les deux jours, toutes les semaines...), il est certain que le problème existe.