Les évanouissements

Evanouissement signifie perte de connaissance pendant une durée plus ou moins longue. Il faut distinguer deux sortes d’évanouissements, ceux intervenant après un choc ou un accident et ceux survenant sans choc ni accident.

Les évanouissements après un choc ou un accident

  • La perte de connaissance chez un sujet qui vient d’avoir un accident et qui présente un saignement important intervient alors que le sujet est pâle, tremble et a froid. Sa tension artérielle est abaissée.

Cet état intervient lorsque l’irrigation cérébrale est insuffisante, signifiant que la défaillance circulatoire observée au niveau des extrémités du blessé existe également au niveau du cerveau. L’évanouissement intervient d’autant plus vite que le sujet n’aura pas été allongé à plat. Cette position, en effet, préserve l’irrigation du cerveau.

  • La perte de connaissance d’une personne ayant reçu un choc crânien important se traduit différemment. Au moment du choc, très souvent, elle s’évanouit quelques secondes puis revient à elle. Dans un deuxième temps, qui peut varier de quelques minutes à plusieurs semaines, le blessé se plaint de maux de tête, de « mouches devant les yeux », il a parfois des difficultés à s’exprimer, et tombe progressivement dans le coma. Le temps entre le premier évanouissement et le second est important et doit être indiqué au médecin afin qu’il puisse intervenir en prescrivant un traitement qui peut être neurochirurgical. Ce coma survient à la suite de la compression du cerveau par un épanchement de sang situé entre les os crâniens et le cerveau.

Ce phénomène doit toujours être redouté à la suite de tous chocs crâniens même d’apparence bénins. Surveillez particulièrement l’attitude de votre enfant qui a fait une mauvaise chute dans les heures et même dans les jours qui suivent l’accident.

Les évanouissements sans accidents

  • La crise neuropathique.

La perte de connaissance n’intervient pas brutalement, elle s’annonce par une sensation de malaise, de vertige, le sujet a des maux de tête et se plaint d’une sensation de boule dans la gorge. Le malade tombe sans lourdeur, les genoux touchent d’abord le sol, puis la hanche et enfin l’épaule. Cet état peut être suivi soit d’une léthargie pseudo inconsciente, soit de mouvements identiques à ceux des convulsions. Le sujet se rend compte qu’il est en crise et de ce qui se passe autour de lui, sans plus le savoir une fois la crise terminée. Il faut isoler le malade, l’asperger d’eau. Cette crise ne doit pas être confondue avec des évanouissements épileptiques qui s’accompagnent de morsures de langue, de pertes des urines, et qui se déroulent suivant quatre phases : la phase tonique, le malade se raidit, devient bleuâtre et se mord la langue ; la phase clonique durant laquelle le corps du malade a des secousses désordonnées pendant environ 30 secondes ; la phase stertoreuse où le malade reprend sa respiration, alors qu’il est encore inconscient ; la phase résolutive qui se caractérise par un coma plus ou moins long après lequel le malade reprendra connaissance.

  • La lipothymie

C’est une perte de connaissance souvent incomplète, qui intervient souvent dans des atmosphères confinées. Quand il fait chaud (accident arrivant souvent dans des mouvements de foule, dans le métro, aux heures de pointe). Elle peut être déclenchée par une émotion forte, une peur ou l’état de jeûne. La perte de connaissance succède à une sensation de vide, de bourdonnement d’oreilles, de sueurs, parfois même à des vomissements. Le malade titube, s’assoit et s’affaisse. Après quelques instants, il reprendra connaissance.

  • La crise d’hypoglycémie

Elle rappelle très souvent la lipothymie, elle succède à une sensation de faim, de douleurs à l’estomac accompagnées de sueurs abondantes. La perte de connaissance est souvent incomplète. Ce type d’état intervient surtout chez les diabétiques ou chez le sujet qui a subi une ablation de l’estomac.