Si votre enfant s’est foulé le genou ou la cheville, il est bon qu’il s’étende pendant une demi heure. Veillez à surélever la zone endolorie en la posant sur un oreiller. Vous contribuerez ainsi à diminuer l’hémorragie interne et à réduire l’enflure.
Toute fêlure qui continue à être douloureuse ou qui s’accompagne d’un gonflement important doit être montrée à un médecin. Cette précaution s’impose, non seulement parce que vous ne pouvez jamais être tout à fait sûre qu’il ne s’agit pas d’une fracture, mais aussi parce que les foulures deviennent beaucoup moins douloureuses lorsqu’on met l’articulation correctement au repos, à l’aide d’une attelle ou d’une bande de crêpe. La plupart des fêlures ou des fractures deviennent beaucoup plus douloureuses au bout d’une heure.
Les os des adultes se cassent en deux, de façon nette. Les os des enfants sont beaucoup plus souples et élastiques : ils se plient ou présentent une fracture d’un genre particulier appelée « fracture en bois vert ».
En effet, le centre de l’os casse alors que le périoste résiste, semblable en ceci à l’écorce d’une branche pleine de sève qu’on tenterait de briser sans succès.
Chez l’enfant, l’extrémité d’un os en croissance est susceptible de se détacher, constituant ce qu’on appelle un décollement épiphysaire. Celui ci survient le plus souvent au niveau du poignet.
Chez l’enfant le diagnostic d’une fracture importante ne pose pas de problème. Il faut toutefois prendre toujours l’avis d’un médecin, car certaines fractures courantes ne provoquent pas de déformations très marquées : ainsi, une cheville cassée paraîtra quelquefois normale, pour ce qui est de l’angulation, et seules l’enflure, la douleur et l’ecchymose plus tardive viendront témoigner de l’existence d’une lésion. De même, il arrive qu’un poignet soit cassé et qu’il ne présente aucune déformation marquante.
En règle générale, après un choc, il faut songer à une fracture : lorsque l’endroit reste douloureux, enfle ou se couvre d’ecchymoses. De toute manière, une radiographie s’impose, on prend souvent un cliché des deux membres et ceci afin de pouvoir comparer le côté sain au côté malade.
Il faut absolument éviter d’aggraver la lésion de l’enfant soupçonné d’avoir une fracture : ne touchez pas à l’endroit blessé et défendez à l’enfant de le mouvoir.
Il faut d’abord immobiliser le membre fracturé par une attelle qui, pour être efficace, doit prendre le membre sur une longueur suffisante :
Pour fabriquer une attelle à un petit enfant, on peut utiliser deux morceaux de carton rigide ; pour un plus grand, si l’on ne dispose pas d’attelle, on peut se servir de planches de contre plaqué. Pour fixer le membre à l’attelle, il convient de l’attacher en cinq ou six endroits à l’aide de mouchoirs ou de bandages. Deux des ligatures devront être placées de part et d’autre du point de fracture, et deux autres aux deux extrémités.
Si l’enfant est blessé au dos : il est extrêmement important de le laisser là où il est. S’il doit être transporté, il faut utiliser une civière, ou à défaut une porte. Pendant le transport, il convient que son dos ait une position raide ou concave, et non pas en « gros dos » et le blessé doit être étendu sur le ventre.
Si l’enfant est blessé au cou : son cou doit rester droit, ou à la rigueur incliné vers l’arrière, il ne doit jamais pencher la tête en avant.