Lorsque la victime est consciente, elle se plaint d’une douleur généralement localisée et que le moindre mouvement exacerbe ; le blessé ne peut remuer le membre atteint. Il est possible de découvrir un hématome, une enflure au niveau de la fracture.
Principalement l’état de choc, l’aggravation par une manipulation intempestive et l’infection si la fracture est ouverte.
Il faut soulager la douleur et par là même diminuer les risques d’apparition d’un état de choc ; interdire tout mouvement, avant une immobilisation correcte.
En règle générale, on appareille à l’aide d’écharpes pour les membres supérieurs ou d’attelles pour les membres inférieurs, en immobilisant la zone de la fracture et en bloquant les articulations sus et sous jacentes.
Recherchez également les lésions associées, en particulier lors des accidents de la route, la fracture évidente pouvant masquer une atteinte plus grave ; d’où importance d’un examen complet avant toute action : veillez au maintien des fonctions vitales : conscience, respiration, circulation, qui sont toujours priorité.
Assurez une surveillance jusqu’à la prise en charge par un centre hospitalier.
Il faut y penser chaque fois qu’il y a eu choc au niveau de la tête. Suivant l’importance de l’accident, il existe des signes évidents ou simplement des signes masqués.
Signes évidents. Ils sont nombreux :
La découverte de l’un ou de plusieurs de ces signes associés exige l’hospitalisation du blessé.
Ces anomalies sont plus difficiles à reconnaître :
Cette manifestation est souvent la preuve d’un saignement dû à la déchirure d’un des vaisseaux situés à l’intérieur du crâne ; le sang s’écoulant comprimera le cerveau, qui va souffrir. La situation s’aggrave rapidement et ne s’améliorera que par l’évacuation de la poche de sang, opération qui ne peut se pratiquer que dans un centre hospitalier, en service de neurochirurgie.
se méfier de tout choc sur la tête, rechercher les signes trompeurs, surveiller le blessé, faire assurer une évacuation à l’hôpital en position latérale de sécurité
Il faut y penser dans tous les cas d’accidents de la route et lors de chute d’une grande hauteur.
Si le blessé est inconscient, l’inconscience prime et le blessé est mis en position latérale de sécurité, la tête reposant sur un coussinet afin de respecter l’axe tête cou tronc.
Si le blessé est conscient, à l’interrogatoire il se plaint d’une douleur dans le dos ou dans les reins avec parfois impotence des membres inférieurs, d’une impression de « décharge électrique » au moindre mouvement, de fourmillements, d’une sensation d’eau chaude ou d’eau froide.