Accueil du site /

 Les hémorragies : ce qu’il faut savoir

La technique de compression locale

Devant toute hémorragie externe, il suffit d’appuyer directement sur la plaie avec la main ; éventuellement protégée d’un linge, suffisamment longtemps (minimum 10 min.) et de se libérer ensuite en posant un pansement compressif improvisé.

Remarque

Le pansement compressif n’est pas un garrot. Surveillez les extrémités en aval du pansement qui ne doivent être ni violacées, ni froides, ni décolorées. Le pouls doit être perceptible. Il est conseillé de surélever le membre blessé de telle façon qu’il soit plus haut que la tête et le cour.

Correctement effectué, cet acte est suffisant pour arrêter la quasi totalité des hémorragies externes couramment rencontrées. Si vous ne pouvez faire un pansement compressif improvisé, il ne faut pas relâcher la compression avant le transport du blessé en milieu hospitalier (cela est important lorsqu’il s’agit d’hémorragie artérielle). Si la compression locale s’avère insuffisante, on peut pratiquer simultanément une compression à distance.

Les compressions a distance

Pour compléter une compression locale qui ne serait pas totalement efficace, ou lorsque dans la plaie se trouve un corps étranger (bris de verre, par exemple) interdisant d’appuyer directement, il faut arrêter le sang entre le coeur et la plaie, le plus près possible en amont de celle ci.

Le principe est de comprimer l’artère en un point accessible. Cette compression doit être maintenue jusqu’à ce que le blessé soit pris en charge par une équipe de secours. Il existe 6 localisations précises où les artères sont accessibles,

Dans tous les cas, il faut rechercher le point de compression le plus près possible de la plaie. On effectue la compression en écrasant l’artère.

Il n’est pas indispensable, pour arrêter une hémorragie par compression à distance, de se souvenir des 6 points de localisation décrits ci dessus. La connaissance de deux points essentiels suffit pour arrêter la quasi totalité des hémorragies, à savoir :

Les hémorragies au niveau de la carotide sont très exceptionnelles et apparaissent parfois après un accident de voiture. Des complications suivent généralement très rapidement, entraînant la mort immédiate.

Les différentes hémorragies

Les hémorragies externes

Il existe trois sortes d’hémorragies externes suivant le siège du vaisseau atteint ; on distingue :

Le cas particulier des épistaxis ou saignement par les narines :

L’épistaxis guérit le plus souvent spontanément. Toute irritation locale surajoutée risque de prolonger le saignement ou de provoquer des récidives, Il est conseillé :

Il faut également éviter de se moucher.

Les épistaxis graves nécessitent un méchage par un médecin. Lorsqu’elles se reproduisent plusieurs fois, il est préférable de consulter un médecin spécialiste en ORL.

Le saignement de nez post traumatique traduit souvent une fracture, soit de l’os propre du nez, soit de l’os frontal du crâne.

Les hémorragies internes

Il n’y a pas de plaie ; le sang s’écoule à l’intérieur du corps, sauf si l’hémorragie s’extériorise. Les hémorragies internes sont plus ou moins graves selon leur origine. Elles peuvent être provoquées par :

II faut savoir détecter précocement les signes d’hémorragies internes, la vie du malade en dépend. Dès le moindre doute, consultez un médecin. Souvent les circonstances d’apparition d’un malaise orientent le diagnostic. Tout malaise chez un sujet atteint d’un ulcère gastro duodénal, grand buveur d’alcool, ou chez une femme dont les dernières règles ont été anormales (crainte d’une grossesse extra utérine), doit faire suspecter une hémorragie interne. Les signes de l’hémorragie interne Les signes proprement dits de l’hémorragie interne sont peu spécifiques : sensation de malaise, avec mouches volantes devant les yeux ; bourdonnements d’oreilles ; bouche sèche ; pâleur du visage ; sueurs ; extrémités pâles et froides ; pouls rapide et difficilement prenable.

Les hémorragies internes extériorisées sont plus faciles à diagnostiquer, car le malaise est accompagné, soit par : un vomissement de sang, un écoulement de sang rouge ou noir par l’anus, un écoulement de sang par le vagin.

Ce qu’il ne faut pas faire

Ne jamais poser de garrot, dans le cas d’hémorragies externes. Les complications dues au garrot sont souvent mortelles. 

Ce qu’il faut faire

Dans le cas d’hémorragies externes

Après la compression, qui doit durer plusieurs minutes, il est possible de faire un pansement, si l’écoulement a sensiblement diminué.

Dans le cas d’hémorragies internes

Le traitement doit être effectué uniquement en milieu hospitalier.