Elle est heureusement rarissime de nos jours, mais ce n’est pas une raison pour relâcher la pratique de la vaccination, car on observe encore tous les ans, dans de nombreux hôpitaux à travers le monde, quelques cas survenant par petites épidémies.
La diphtérie est une angine sévère à fausses membranes. En effet, les amygdales sont recouvertes d’une sorte d’enduit épais qui forme une membrane. Celle ci a tendance à s’étendre, à envahir la totalité de la gorge et du pharynx, et elle s’accompagne de gros ganglions au niveau du cou et de fièvre.
La diphtérie guérit sans séquelles, à condition que le diagnostic ait été affirmé très tôt, et le traitement adéquat mis en oeuvre rapidement.
Le diagnostic de la diphtérie repose sur l’aspect de la gorge et sur la découverte du germe responsable, le bacille de Klebs Läffler, dans le prélèvement de gorge.
Le traitement consiste à administrer des antibiotiques ainsi que du sérum antidiphtérique.
La gravité de la diphtérie provient des complications qu’elle petit entraîner.
En effet, les fausses membranes de la gorge peuvent s’étendre au larynx et constituer le croup, qui est une laryngite diphtérique susceptible d’entraîner l’asphyxie.
D’autre part, le bacille de Klebs Lôffler sécrète une toxine très virulente, responsable de bon nombre de complications.
Enfin, la complication la plus courante, l’angine grave, qui est une angine localement très importante, accompagnée de signes d’intoxication.
Signalons que toutes ces complications ne peuvent plus se voir, ’car le vaccin antidiphtérique est très actif, et si la diphtérie survient chez un sujet vacciné depuis assez longtemps, elle est alors bénigne.
Lorsqu’il y a un cas de diphtérie dans une communauté d’enfants, l’utilisation préventive de la pénicilline pendant 10 à 12 jours est très efficace.
Quant à l’éviction scolaire, elle est de 30 jours après la guérison, ou abrégée si deux prélèvements de gorge sont négatifs.
Elle existe encore et s’observe chez l’enfant et le nourrisson sans que l’on puisse habituellement mettre en évidence son mode de contamination.
La fièvre typhoïde est habituellement bénigne dans les pays développés, où l’on dispose de traitements très efficaces pour la combattre. C’est pour ces deux raisons que la vaccination anti typhoïdique a été abandonnée et qu’elle n’est obligatoire que dans certaines circonstances.
Sous nos climats, la fièvre typhoïde apparaît le plus souvent dans sa forme atténuée, appelée paratyphoïde.
Elle se traduit par une fièvre isolée, de la fatigue et, bien souvent, même les classiques signes digestifs en sont absents. Une antibiothérapie appropriée vient facilement à bout du bacille d’Eberth qui est le germe responsable de la maladie. Néanmoins, ce germe s’élimine par les selles, et il y a de grands risques de contagion. C’est pour cette raison qu’il est préférable d’hospitaliser le malade. L’hospitalisation, qui dure en moyenne 20 à 25 jours, permet également une meilleure surveillance de l’évolution des troubles et de l’efficacité du traitement.