Les maux de tête

Le mal de tête est fréquent et banal dans l’enfance, mais il pose tout de même des problèmes aux pédiatres, car beaucoup d’enfants peuvent jouer la comédie. Le premier réflexe du médecin sera donc de faire préciser le moment de sa survenue ; s’il se produit le soir, à la sortie de l’école, il ya de fortes chances pour que la fatigue oculaire en soit responsable.

Les migraines

Contrairement à l’opinion courante, les migraines n’apparaissent pas uniquement à l’âge adulte ; néanmoins, elles sont plus intenses et provoquent plus de troubles que celles de l’enfant. Il y a, incontestablement, un facteur familial qui intervient, les enfants à migraines se recrutant plus volontiers dans les familles sujettes à ce handicap.

De quoi s’agit-il

  • Chez l’adulte, la migraine est typique : elle se traduit par de violentes douleurs siégeant d’un côté de la tête. Ces maux peuvent s’accompagner de nausées, de troubles visuels et notamment d’une gêne à la lumière et d’un désir de rester couché dans le noir à l’abri du bruit et de la lumière. Elles peuvent se prolonger pendant plusieurs heures, incommodant véritablement celui qui en est atteint.
  • Chez le grand enfant, la migraine est souvent aussi typique que chez l’adulte, et le pronostic ne pose pas de problèmes.
  • Chez le jeune enfant, entre 6 et 10 ans, la migraine est beaucoup moins caractéristique : elle se traduit par des maux de tête dans la région du front, avec peu ou pas du tout de nausées, et rarement des troubles visuels. Elle pose des problèmes diagnostiques plus délicats. L’existence de migraines chez l’enfant ne préjuge en rien de l’avenir et ne signifie nullement qu’il sera sujet aux migraines à l’âge adulte. En général, elles disparaissent vers la fin de la puberté.

Les causes

On ne connaît pas leur cause exacte, on pense qu’elles sont dues à la brusque variation du volume des artères méningées : ce phénomène se produit à l’occasion d’un stress émotionnel et à la suite d’un écart de régime ou d’un festin trop somptueux. Au cours de fortes migraines, le médecin fera les mêmes investigations que pour les maux de tête classiques, mais pourra également faire effectuer un électro encéphalogramme si les maux sont très violents.

Le traitement

Si l’aspirine s’avère efficace, sachez qu’il existe des médicaments spécifiques dont il faut toutefois user avec grande prudence et exclusivement sur avis médical.

Les autres maux de tête

En dehors des migraines, les maux de tête peuvent être imputables à 4 facteurs.

Aux troubles de la vue : Ils sont fréquents chez l’enfant d’âge scolaire et commencent véritablement vers 6 ou 7 ans ; ils sont souvent révélés par des maux de tête : toute myopie, même légère, au point que l’enfant n’est pas gêné dans son travail scolaire, est susceptible de provoquer des douleurs dans la tête.

  • En outre, il peut exister une hypermétropie (bonne vue de loin, mauvaise vue de près) qui ne gêne nullement l’enfant dans ses activités, mais l’oblige à accommoder constamment sa vision de manière inconsciente, ce qui est une source de fatigue pour les muscles de l’oeil et pour l’oeil lui même. Le trouble peut également occasionner de violents maux de tête.
  • L’astigmatisme, enfin, qui est l’inaptitude à voir une image véritablement nette, entraîne fréquemment des céphalées (terme médical pour dire maux de tête). Il convient donc de faire pratiquer un examen soigneux de la vue, à tout enfant qui se plaint fréquemment de la tête.

A une sinusite

A une infection dentaire :

Le médecin se doit d’examiner soigneusement les dents d’un enfant qui se plaint souvent de maux de tête (recherche d’un abcès ou d’une mauvaise poussée dentaire susceptibles d’en être à l’origine).

A des troubles psychologiques :

Une fois établi que les maux de tête ne relèvent d’aucune cause d’ordre physiologique, il conviendra de rechercher ce qui perturbe l’enfant. Il faut savoir que ceux qui sont sujets aux maux de tête sont souvent très émotifs et anxieux, et qu’ils peuvent aussi présenter des troubles de l’endormissement.