Les maux de ventre
Les douleurs du ventre peuvent annoncer de nombreuses maladies, elles doivent toujours retenir l’attention
Rien n’alarme plus les mères que des enfants qui se plaignent de douleurs au ventre, car de nombreuses maladies, parfois très graves, peuvent provoquer des maux de ventre. Parfois ce peut être la manifestation banale d’une diarrhée ou d’une constipation à laquelle il est facile de remédier. Mais ce peut être également l’indice d’une affection grave. Que ce soit chez l’adulte ou chez l’enfant, toute douleur abdominale doit attirer l’attention.
Ce qu’il faut faire
En présence d’une douleur abdominale, il faut :
- Examiner les selles : elles peuvent être diarrhéiques, ou constipées, teintées de sang, normalement colorées ou alors blanchâtres, également présenter des vers (oxyures, ascaris...), ce qui orientera le diagnostic vers une parasitose.
- Vérifier la coloration des yeux ; s’ils sont jaunes, le diagnostic peut être orienté vers : le foie, les voies biliaires, les pancréatites, l’hépatite virale ; les maladies sanguines ; la cirrhose ; l’insuffisance cardiaque.
- Contrôler la température rectale. La fièvre indique la présence d’une infection.
- Vérifier le poids du malade : un amaigrissement peut être le signe d’une tumeur maligne.
- Palper le ventre qui peut être dur sous la pression de la main ou encore sensible. Le médecin déterminera exactement le siège de la douleur lors de la palpation, cela peut faire apparaître une autre douleur dans une autre région car l’endroit où la douleur est ressentie ne correspond pas toujours à l’organe qui souffre.
- Ne pas donner de purgatif lorsque la douleur est d’origine inconnue, ne pas mettre de bouillotte chaude ou contenant de la glace, ne pas administrer de remède de « bonne femme », car si, dans certains cas, ils s’avèrent efficaces, ils peuvent, dans d’autres, aggraver le mal et même parfois tuer. Ne pas improviser, mais alerter le médecin dès que des douleurs abdominales violentes et qui durent sont ressenties.
- Renseigner le médecin en lui indiquant également si la douleur est continue ou non et, dans l’affirmative, combien de temps elle dure.
Le siège de la douleur peut orienter vers les organes situés dans la région considérée.
Les localisations de la douleur et ses origines
- Une douleur au niveau du creux de l’estomac fait penser à l’estomac, au duodénum, au gros intestin (côlon), au pancréas, au poumon, au cour.
- Une douleur au niveau de la région sous costale droite , c’est à dire dans la région du foie, fait penser bien sûr à la vésicule biliaire et au foie mais aussi au rein droit, au canal cholédoque, à l’angle droit du gros intestin.
- Une douleur dans la région de l’ombilic (nombril) doit faire penser au pancréas, au duodénum, aux uretères, aux intestins, à l’aorte, au pylore.
- Une douleur au niveau de la région sous costale gauche doit faire penser à la rate, à l’angle gauche du gros intestin, au rein gauche, à la queue du pancréas.
- Une douleur dans la région inférieure du ventre à droite doit faire penser au ccum, à l’appendice, aux intestins.
- Une douleur dans la même région de l’abdomen, mais à gauche , doit faire penser au côlon descendant.
- Une douleur localisée entre le nombril et le pubis doit faire penser aux intestins, aux organes génitaux, aux organes urinaires, à l’appendice.
- La douleur localisée dans le bas du ventre, mais au milieu, au dessus du pubis , doit faire penser aux organes génitaux, surtout chez la femme, et à la vessie.
L’intensité de la douleur permet également d’orienter le diagnostic.
Si elle est aiguë : elle peut annoncer une affection grave comme l’appendicite.
Si elle est suraiguë : comme un « coup de poignard » elle peut être la conséquence de la perforation d’un viscère (estomac).
Si elle est sourde, elle peut annoncer un processus évolutif, type pancréatite, etc.