A connaître et à emporter dans certains pays ou dans certaines régions de haut risque.
Efficace contre :
Efficace contre :
Efficace contre :
Le venin des vipères contient un grand nombre de substances qui agissent chacune différemment : certaines ont une action sur le sang, provoquant des hémorragies ; d’autres agissent sur le système nerveux qu’elles paralysent ; d’autres encore nécrosent la partie du corps mordue. Donc, immédiatement en cas de morsure qui ressemble d’ailleurs à une piqûre, allongez le blessé, évitez l’affolement de l’entourage et pratiquez l’injection du vaccin. Si vous n’en possédez pas, emportez immédiatement le blessé chez un médecin ou à l’hôpital. Prenez toujours vos précautions ; lorsque vous vous trouvez dans une région que vous ne connaissez pas, renseignez vous auprès des gens du pays et surtout, ayez sur vous une trousse de secours avec un sérum. Ne la laissez pas dans votre voiture.
Le pronostic d’une morsure de serpent dépend essentiellement de la précocité du traitement et du choix judicieux du sérum antivenimeux.
Le seul traitement consiste en l’injection, le plus tôt possible après la morsure, de sérum antivenimeux correspondant. Si l’on ne peut compter sur la présence d’un médecin dans les premières heures qui suivent la morsure, l’injection de sérum pourra être pratiquée par une personne de l’entourage ou par un auxiliaire médical.
Si l’on intervient immédiatement après la morsure on injectera, en plusieurs points, une demi ampoule en sous cutané autour de la morsure, et le reste en intramusculaire à la racine du membre mordu.
Si la morsure date de plus de 30 min., on injectera une ampoule en sous cutané autour de la morsure et une à deux ampoules en intramusculaire.
Après un délai de 8 heures, le sérum est inefficace car il n’agit que sur les protéines qui constituent les venins, en les neutralisant. Il doit donc agir avant que ces protéines n’aient commencé à libérer dans l’organisme la bradykinine et ses dérivés.
Le poids du sujet n’intervient pas dans la quantité de sérum à injecter ; un enfant doit recevoir une dose identique à celle d’un adulte.
Les sérums antivenimeux exposant aux accidents sériques du sérum de cheval, il faut roujours appliquer la méthode de 0Besredka, c’est à dire injecter d’abord 1/10e de centimètre cube sous la peau, puis le reste de la dose deux heures plus tard.
En cas de morsure, l’immobilisation du membre du blessé doit être accompagnée de la pose immédiate d’un garrot (bien veiller à la façon dont on le met) et si possible d’une désinfection de la plaie. On mettra le membre blessé dans un récipient contenant de l’eau et de la glace pilée pour empêcher la diffusion du venin. On injecte 5 ml de sérum adéquat autour de la blessure, et 15 mi dans un muscle voisin situé en amont de la morsure. Environ 5 min. après l’injection intramusculaire, on relâche le garrot. Pour lutter contre un éventuel choc, il est conseillé d’y associer l’injection intramusculaire ou intraveineuse d’une à deux ampoules d’un dérivé de cortisone. Le malade sera ensuite transporté au plus vite, mais en mobilisant le moins possible le membre blessé, vers un centre hospitalier.
La pratique de l’incision du lieu de la morsure est actuellement rejetée car elle entraîne une augmentation de la diffusion et du risque d’infection. Quant à la succion de la plaie, si elle est efficace, elle fait courir à celui qui la pratique le risque d’une envenimation en cas d’existence d’une petite plaie buccale.