Les otites doivent être surveillées, elles évoluent en général très bien, mais peuvent présenter de graves complications, il est donc essentiel de les traiter rapidement.
Elles se déclarent souvent à l’occasion d’une infection du nez ou de la gorge (propagation par la trompe d’Eustache). Elles surviennent aussi au cours de maladies infectieuses (scarlatine, rougeole). L’humidité et le froid favorisent aussi les otites. On peut les différencier en deux classes :
Il existe une douleur d’apparition brutale, vive, pulsatile. Cette douleur se propage souvent vers la mâchoire et peut être confondue avec un mal de dents. L’audition est diminuée (on n’entend plus la voix chuchotée). La température peut être élevée (39 à 40°C). L’examen du tympan permettra d’apprécier le stade de l’infection.
Comme pour le nourrisson, il varie selon le stade de l’otite.
L’évolution sans traitement est en général favorable. Il peut néanmoins y avoir des complications.
Il faut préciser toutefois que les complications sont rares, grâce à l’emploi des antibiotiques, qui ont considérablement
modifié le traitement et l’évolution des otites.
Souvent responsable de surdités, ces otites chroniques se traduisent par une inflammation persistante de la muqueuse de la caisse du tympan, avec épanchement. II peut, ou non, exister un écoulement à l’extérieur, selon que le tympan est perforé ou non.
Les otites chroniques peuvent évoluer vers une ostéite (atteinte des osselets) ou vers la cholestatome (tumeur épidermique qui érode les formations osseuses environnantes).
Le traitement de ces otites est à la fois médical (anti inflammatoire) et chirurgical.
Les tumeurs cancéreuses de l’oreille moyenne sont très exceptionnelles ; malheureusement le diagnostic est redoutable.
Ces tumeurs malignes, qui succèdent quelquefois à une otite chronique, sont identifiées par la présence de formations polypoïdes qui saignent facilement et dont un prélèvement par biopsie précise le sévère diagnostic.