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 Les petites plaies

Il y a risque d’infection chaque fois que la peau est lésée : coupure, déchirure, érosion... Le principal danger de ces « plaies de tous les jours » est le tétanos. Saura t on jamais assez que plus de 300 personnes meurent en France chaque année tout simplement pour s’être refusées à une vaccination ou pour avoir omis l’indispensable rappel antitétanique ?

Cette vaccination s’effectue à partir de la première année, avec un rappel au bout d’un an puis tous les 5 ans ensuite. Elle est obligatoire pour les enfants et pour beaucoup de professions. Elle ne comporte aucune contre indication et aucun type de réaction.

Piqûres, égratignures

Ne nécessitent en fait que des soins très simples : désinfection à l’aide d’un antiseptique, éventuellement protection (compresse stérile maintenue par du tissu adhésif hypoallergique ou utilisation de petits pansements tout prêts). Une surveillance n’est pas inutile pour détecter l’apparition éventuelle de signes d’infection : chaleur, rougeur, douleur.

Trois infections sous cutanées méritent une mention particulière : l’abcès, le panaris et le furoncle.

L’abcès

On peut le rencontrer sur n’importe quelle partie du corps ; à la suite d’une petite plaie, d’une piqûre qui s’infecte. Il se forme un amas de pus constitué de microbes, de cellules et de globules blancs détruits. L’abcès est chaud, la zone douloureuse, gonflée, rouge et étendue.

Que faire ?

En attendant l’avis du médecin, mettre des compresses chaudes : eau bouillie maintenue très chaude plus alcool à 90°(1 cuillerée à café par verre d’eau). Attention à la localisation des abcès ; l’abcès de la face et du doigt doit être montré au plus tôt au médecin.

L’abcès dentaire

C’est un cas particulier ; le gonflement est visible à l’extérieur du visage. Il est dangereux de mettre des compresses sur la joue : le chaud attirera le pus vers l’extérieur, laissant une cicatrice disgracieuse. Se contenter de bains de bouche, eau bouillie plus synthol.

Le panaris

C’est un abcès du doigt que l’on appelle aussi « mal blanc » ; il en existe deux types :

Le bout du doigt est, là aussi, chaud, rouge, enflé et douloureux.

La douleur est pulsative (liée aux battements du pouls), plus violente lorsque la main pend, plus sensible la nuit, et provoque des insomnies.

Que faire ?

Tremper le doigt dans de l’eau bouillante additionnée de dakin et consulter le médecin. 

Le furoncle

C’est une infection de la peau due au staphylocoque doré et localisée à la base d’un poil. Le furoncle se présente comme un cône surélevé avec, au centre, une pointe de pus qu’on appelle souvent le « clou ».

Conduite à tenir

Il faut être très attentif et éviter la dispersion du staphylocoque doré dans le corps.

Dans un premier temps, on protège le furoncle et l’on procède à des attouchements du furoncle et des alentours avec une compresse imbibée d’antiseptique non coloré. Ne pas presser. Attendre le mûrissement. Lorsque le furoncle est mûr, la pointe éclate, le pus s’écoule. On peut alors, avec prudence, extraire le « bourbillon », amas de pus qui s’est formé à la base du poil infecté.

Désinfecter ensuite soigneusement à l’aide d’antiseptique.

Attention aux furoncles mal placés (aile du nez, lèvre supérieure) ; aux collections de furoncles (anthrax), aux furoncles qui se succèdent avec des délais très proches (furonculose), il s’agit d’une maladie nécessitant un traitement médical énergique.