Les piqûres d’insectes
Les insectes les plus couramment rencontrés dans nos régions sont :
les guêpes, les fourmis, les puces, les moustiques et les poux.
Ce qu’il faut savoir
Toutes les piqûres peuvent parfois provoquer :
des réactions allergiques très fréquentes et qui vont, selon le cas, de la simple urticaire au choc anaphylactique mortel ; une intoxication due à l’injection du venin de certains insectes ; une surinfection, car le point de piqûre est une porte d’entrée possible à des microbes divers et, secondairement, il apparaît quelquefois des lésions de grattage, une suppuration ou le tétanos ; une asphyxie, surtout quand le point de piqûre est près de la gorge.
Les différents cas de gravité
- Certains insectes sont à l’origine de piqûres graves. Selon le danger qu’ils représentent, on peut les classer comme suit, par ordre décroissant : les frelons, les guêpes, les abeilles, les moustiques, les puces et les poux.
- La répétition et le nombre de piqûres peuvent être des facteurs aggravants. Quelquefois, une personne qui a été piquée plusieurs fois par le même insecte risque d’être hyper sensibilisée envers cet insecte, et une nouvelle piqûre peut alors déclencher une crise allergique violente (choc anaphylactique). De même, des piqûres multiples chez une même personne risquent d’être graves également, du fait de la quantité importante de toxine reçue.
- Les piqûres qui siègent au niveau de la bouche, de la langue, du cou et du visage sont les plus dangereuses, car il y a risque d’asphyxie.
- Certaines maladies augmentent la gravité d’une piqûre, en particulier l’asthme, le diabète et toutes les maladies chroniques. Les enfants et les personnes âgées sont également des sujets fragiles.
Ce qu’i faut faire
- En cas de piqûre unique sur le corps, il faut essayer de retirer le dard, s’il est resté dans la plaie, avec une pince à épiler (pour les abeilles ou les guêpes) ; désinfecter avec un antiseptique (solution d’ammonium quaternaire), à défaut avec de l’alcool, de l’ammoniaque ou du vinaigre.
- En cas de réaction générale, malaise, pâleur, angoisse, sueurs, oedème extensif (gonflement), respiration rapide et superficielle, pouls accéléré et filant, il est conseillé : d’allonger la personne à plat ; d’alerter un médecin, qui prescrira des antihistaminiques ou des corticoïdes ; de surveiller le malade.
- En cas de piqûre dans la bouche, il faut : alerter immédiatement le médecin, à défaut transporter d’urgence dans un centre hospitalier ; surveiller le malade ; être prêt à pratiquer le bouche à bouche.
- En cas de piqûres multiples, il est recommandé : d’allonger la victime ; d’appeler un médecin ; d’appliquer à chaque point le traitement prescrit dans le cas d’une seule piqûre.
- Pour calmer les démangeaisons de piqûres de moustiques, on peut pratiquer des attouchements à l’aide d’un antiseptique, à défaut appliquer du vinaigre, de l’alcool camphrée ou de l’eau de Cologne.
- Pour calmer les démangeaisons de piqûres de puces, appliquer une solution ou une crème antiprurigineuse et antiseptique.
- Pour lutter contre les poux de la tête, appliquer une poudre à base de talc et de DDT, en prenant soin d’envelopper toute la chevelure, pendant trois nuits de suite.
- Pour lutter contre les poux du corps, utiliser de la poudre de DDT, raser les parties du corps très poilues, faire des bains de permanganate et désinfecter les vêtements.
- Pour lutter contre les poux du pubis, il est indispensable de raser la région du pubis, et de faire des frictions avec du pétrole, de l’essence de térébenthine ou des produits mercuriels.
Prévention
- Moyens extérieurs de prévention. Il faut procéder à une démoustication par pulvérisation de DDT ou d’insecticide et à un drainage des mares, des flaques d’eau stagnante, etc.
- Moyens individuels de protection. Il est conseillé d’installer un dispositif empêchant les insectes de pénétrer dans la maison, soit écrans sur les fenêtres et sur les portes, soit moustiquaires, et d’employer des produits insecticides vendus dans le commerce.