Accueil du site /

 Les salpingites

La salpingite est l’inflammation aiguë ou chronique d’une des trompes utérines ou trompes de Fallope. Elle peut atteindre une seule trompe ou être bilatérale. Le point de départ de l’infection est presque toujours l’utérus.

Les causes

Les deux grandes causes de cette infection sont (ou plutôt étaient) la blennorragie et les avortements provoqués, mais les avortements provoqués sont devenus assez rares et la blennorragie demeure l’unique grande pourvoyeuse des salpingites.

Parmi les causes plus rares, on trouve la tuberculose, la colibacillose, la trichomonas urogénitale, la syphilis, les stérilets, les examens hystérographiques.

Les manifestations

La salpingite peut se manifester par des crises de douleurs pelviennes aiguës entrecoupées de périodes d’accalmie ou bien se développer progressivement avec des douleurs abdominales sourdes qui n’empêchent pas la malade de continuer son activité.

A ces signes s’ajoutent assez souvent des irrégularités menstruelles, des hémorragies génitales, de la fièvre, des troubles digestifs. La conséquence pratiquement fatale de la salpingite non traitée est l’oblitération de la trompe, ce qui entraîne, lorsque la salpingite est bilatérale, une stérilité absolue.

Parfois la trompe se remplit de sang (hémotasalpinx) ou de pus (pyosalpinx), ou d’un liquide clair et aseptique (hydrosalpinx),

Les maladies sexuelles et les salpingites

Depuis une dizaine d’années, la fréquence des maladies sexuelles transmissibles qui regroupent les maladies infectieuses, virales ou parasitaires a augmenté et ces maladies atteignent les organes génitaux de femmes jeunes, en provoquant très souvent des salpingites génératrices de stérilités tubaires d’autant plus navrantes qu’elles frappent des femmes dont la vie génitale n’a pas réellement commencé. Pour illustrer la fréquence des maladies sexuellement transmissibles, il suffit de rappeler trois chiffres : 3 000 000 de cas de gonococcie traités annuellement aux Etats Unis et 500 000 cas en France, 7 000 cas nouveaux par jour au Brésil. Si l’on ajoute à ces maladies la propagation des infections à trichomonas, la multiplication des stérilets et des hystérographies, on comprendra qu’en présence de douleurs pelviennes un tant soit peu persistantes une femme doit consulter son médecin. Celui ci dispose de moyens de diagnostic précis toucher vaginal, numération globulaire, vitesse de sédimentation et surtout coelioscopie. L’hystérographie ou radiographie des trompes est très peu conseillée dans ce cas, car elle risque de propager l’infection.

Le traitement

Il doit être immédiat, puissant et prolongé, associant toujours deux antibiotiques, et parfois un dérivé de la cortisone lorsqu’on est certain de l’absence de toute diffusion,

Remarque importante

Il serait capital que tout programme d’éducation sexuelle comprenne une information objective sur les maladies sexuellement transmissibles, afin que les jeunes soient prévenus des conséquences de ces maladies qu’ils ignorent ou négligent à tort.