D’une façon très générale la tachycardie est une accélération plus ou moins rapide du rythme habituel des battements cardiaques, mais il serait plus juste de parler « des tachycardies » car ce trouble cardiaque peut présenter selon le cas observé des caractères très différents.
Par exemple, la tachycardie peut être paroxystique c’est à dire survenant de façon brutale et cessant de façon tout aussi soudaine après avoir duré de quelques minutes à quelques heures. Mais elle peut être permanente et responsable alors parfois d’une arythmie cardiaque plus ou moins bien tolérée.
Comme leur nom l’indique, ce sont des accélérations des bruits du cour dont l’origine est située au dessus des ventricules qui sont les deux grandes cavités du cour. Le pouls est rapide, régulier ou non. Les réactions du sujet atteint sont extrêmement variables allant de la parfaite tolérance à la sensation de palpitations, d’oppression, et jusqu’à la syncope. C’est en fait l’électrocardiogramme qui en enregistrant le trouble du rythme permettra seul de préciser le diagnostic.
Le problème est de retrouver la cause de ce trouble du rythme, cette cause pouvant être une hyperthyroïdie, une insuffisance coronarienne, un rétrécissement mitral, une péricardite, un rétrécissement aortique, une intoxication par la digitaline, etc. Une fois la cause traitée, le traitement de la tachycardie pourra faire appel selon les cas à un traitement médicamenteux ou à un choc électrique externe sous anesthésie.
Qu’il s’agisse de la tachycardie ventriculaire à proprement parler (pouls régulier à 150-250), d’une torsade de pointe ou d’une fibrillation ventriculaire (battements cardiaques à 300 350 par minute), l’aspect du malade est dans ce cas toujours inquiétant (malaise chute de tension perte de connaissance, voire arrêt respiratoire si le trouble persiste) et nécessite un traitement en urgence. Ces troubles du rythme se voient le plus souvent lors de l’infarctus du myocarde.
Cette maladie présente une tachycardie particulière, paroxystique, due à un mécanisme électro physiologique particulier appelé « rythme réciproque ». Cette tachycardie est plus ou moins tolérée. Quand le malade connaît sa maladie, certains « petits moyens » peuvent permettre d’arrêter la crise : déglutition rapide d’une grosse bouchée de pain, ou d’un verre d’eau glacée, par exemple.
C’est une accélération cardiaque qui ne se manifeste que lorsque le malade passe de la station assise ou couchée à la station debout... Elle se traduit par des palpitations, des vertiges. Elle est due à une chute de tension apparaissant dans la position debout. Le traitement en est difficile.
Ainsi le terme de tachycardie sous entend un grand nombre de troubles du rythme assez différents par leurs caractères particuliers. Parfois les tachycardies ne se manifestent par aucun trouble et il faut y penser devant un simple malaise, une sensation d’oppression. Il est donc recommandé de faire pratiquer un électrocardiogramme au moindre doute.
D’une façon plus simple vous pouvez prendre en présence d’une accélération cardiaque certaines mesures qui s’imposent et qui sont extrêmement importantes :