Les troubles de l’appétit

Les causes d’ordre psychologique

Les troubles de l’appétit d’ordre psychologique peuvent être imputables à plusieurs raisons.

Un sevrage difficile

Il arrive que l’enfant réagisse violemment au sevrage qui est, en fait, l’ultime séparation d’avec le corps de sa mère. Il est alors normal qu’il fasse grise mine au biberon.

Ne vous alarmez pas et remplacez très progressivement les tétées par des biberons et surtout, redoublez de tendresse à son égard et faites lui sentir que vous êtes toujours aussi proche de lui.

Une difficulté d’adaptation à une nourriture variée

  • La manière dont l’enfant accepte le changement de nourriture n’est pas à négliger ; introduisez toujours très lentement les nouveaux aliments.
  • Donnez lui d’abord des farines au goût varié, puis commencez à lui présenter les nouveaux aliments par petites quantités : une petite cuillère au milieu de la prise des biberons, par exemple.
  • Ne croyez surtout pas qu’un refus de l’enfant est définitif ; en général, les enfants commencent par refuser les aliments dont le goût les surprend pour les accepter par la suite lorsque vous les lui présenterez à nouveau. Parlez lui, cajolez le. Il acceptera d’autant plus facilement toutes les innovations alimentaires que son lien avec vous sera plus harmonieux.
  • Vers 8 ou 10 mois, il arrive que l’enfant n’ait pas envie de manger, tout simplement parce qu’on ne le laisse pas manipuler tout seul sa nourriture. Laissez le manger avec les doigts et se salir, même si ses exploits risquent de vous occasionner un petit surcroît de travail.

Un manque de stimulation

Plus l’enfant grandit, et plus il a besoin d’activités variées : il désire ramper, marcher à 4 pattes, trôner sur sa chaise haute, s’activer dans son parc, mais toujours en votre compagnie. S’il a besoin d’explorer, c’est soutenu et rassuré par votre présence. Il a également besoin de sortir, de se promener et de jouer avec vous. Si les besoins de cet ordre ne sont pas satisfaits, il est possible que son appétit s’en ressente.

Une éducation de la propreté trop précoce

 L’éducation de la propreté entreprise trop tôt est source de conflits. L’enfant réagit quelquefois à la nourriture de la même manière qu’au dressage à la propreté, c’est à dire en s’opposant.

Il n’est pas exclu que, dans son esprit, il y ait une sorte de confusion entre l’ingestion et l’élimination, cette dernière lui étant représentée comme malpropre et répréhensible.

Des difficultés d’adaptation à la crèche

Il arrive souvent qu’un enfant mis à la crèche présente des troubles de l’appétit, alors qu’il n’avait jamais eu de problèmes de cet ordre. Si la puéricultrice vous dit qu’en plus il dort peu ou, au contraire, qu’il somnole toute la journée et pleure souvent, et si vous constatez qu’il est moins joyeux et gai qu’autrefois, il est fort probable que cette altération de son état général provienne de son inadaptation à la crèche. En effet, l’enfant qui vivait jusqu’alors dans sa maison, qui était soigné, nourri et dorloté par ses parents, s’est retrouvé du jour au lendemain, dans un milieu qui ne lui était pas familier et ne s’y est pas adapté. Dans ce cas, il vaut mieux envisager un système de garde différent.