Le cancer du sein, qui atteint la femme entre 30 et 60 ans, est le plus répandu, après celui de l’utérus, Il est plus fréquent chez les femmes qui ont peu ou pas d’enfants. La campagne pour le dépistage du cancer du sein a été tellement bien menée que beaucoup de femmes sont terrorisées par la perspective d’une éventuelle tumeur mammaire et se palpent chaque jour les seins jusqu’à les rendre douloureux. D’où un accroissement de leur inquiétude.
Malheureusement, il fallait créer cette inquiétude car la négligence de la plupart des femmes en présence d’une « boule au sein » était responsable d’un trop grand nombre d’évolutions fatales.
L’idéal pour la femme est de rester dans les limites du bon sens et de se palper 2 les seins de temps en temps (une fois par mois est un rythme suffisant) sans traumatiser la glande. Mais comment pratiquer rationnellement et efficacement cette palpation ?
la palpation doit être précédée d’un examen minutieux bilatéral des seins, ce que les femmes négligent très souvent. Cet examen doit être pratiqué debout, le buste totalement dévêtu, en face bien entendu d’une glace et avec un bon éclairage (recherche d’une dissymétrie modifiée récemment ; observation du contour des seins). Au cours de cet examen la femme doit rechercher trois signes considérés comme des signes d’alarme : la rétraction du mamelon, le phénomène de la peau d’orange, un écoulement de sang par le mamelon.
le tissu cancéreux a une tendance précoce et caractéristique à infiltrer et à « clouer » la peau. Il va donc, lorsqu’il est localisé près du mamelon et selon sa position, fixer le mamelon, où le rétracter en profondeur ou le tirer en hauteur (photo 2). En ce qui concerne la position et l’aspect du mamelon, il faudra donc noter son ascension au dessus d’une ligne horizontale passant par le mamelon sain, de même son ombilication, son enfoncement et sa rétraction.
l’aspect de la peau joue dans l’examen de dépistage un rôle prépondérant. La peau peut prendre en effet au voisinage de la tumeur, surtout si on la pince légèrement, un aspect pointillé en creux au niveau des pores élargis, un aspect capitonné qui rappelle une peau d’orange.
Un petit écoulement de sang, par l’orifice du mamelon, de même qu’une tache de sang sur le soutien gorge justifient un examen approfondi du sein par un médecin.
l’auto examen des seins améliore le diagnostic du cancer du sein, car autrefois les patientes qui se présentaient à une consultation pour une boule au sein le faisaient lorsque la tumeur déformait leur sein et, dans la majorité des cas, l’ablation du sein malade était pratiquée. Il est donc très important d’apprendre à palper correctement ses seins afin de détecter le plus rapidement possible la présence d’une boule, mais il ne faut pas tomber dans l’excès et vivre dans la terreur d’une tumeur.
Elle se pratique en position couchée. En effet lorsque la femme est allongée la glande mammaire s’étale sur le gril costal et la moindre tumeur sera facilement décelée. Bien entendu le buste est toujours totalement dévêtu et la palpation sera comme l’examen, minutieuse, bilatérale et comparative.
Cette palpation doit être pratiquée la main à plat, les bouts des doigts réunis s’appliquant sur le plan thoracique. C’est une faute que de pincer le sein avec les doigts perpendiculaires au plan de la poitrine. Cette pression transversale des lobules mammaires sains, ainsi tassés peut donner la sensation erronée d’une pseudo tumeur.
Si tumeur il y a, la palpation correctement pratiquée permet en principe de recueillir les renseignements suivants : siège et volume réel de la tumeur, forme et surface, consistance, mobilité par rapport aux plans superficiels et aux plans profonds, sensibilité et état des ganglions axillaires,
Un noyau induré, ayant la consistance du bois, bosselé et à limites imprécises exige un examen par un médecin dans les délais les plus brefs.